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Apocryphes chrétiens
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Collectif
Suppl. au n° 148. Lire dans le texte les apocryphes chrétiens
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Ce Supplément double donne à lire les apocryphes qu'il faut connaître, ceux dont on parle et ceux dont les noms sont connus seulement des spécialistes...
 

Le bœuf et l’âne à la crèche, l’impression du visage de Jésus sur le voile de Véronique, l’assomption de Marie, la scène du « Quo vadis » ? : nombre de représentations de l’imaginaire et de l’art chrétiens sont transmises, non par le Nouveau Testament, mais par une littérature d’une diversité considérable centrée sur les personnages fondateurs du christianisme.  

En complément au Cahier Évangile sur les apocryphes chrétiens, voici donc un Supplément qui présente et offre à lire les œuvres qu’il faut connaître (le « Protévangile de Jacques »), celles dont on parle (« Évangile secret de Marc »,  « Évangile de Judas ») comme celles dont les noms sont inconnus des non-spécialistes (« La Vengeance du Sauveur », « La Lettre de Jésus Christ sur le dimanche », la correspondance entre Paul et Sénèque). Près de quarante œuvres sont ici citées : évangiles, actes d’apôtres, épîtres, apocalypses. Certains textes anciens sont restés cachés jusqu’à récemment (« Évangile de Thomas »), quand d’autres étaient sans cesse réécrits encore au Moyen Âge. Ils ont inspiré des dogmes (l’assomption de Marie), nourri la piété et la liturgie chrétiennes tant en Orient qu’en Occident ; que l’on songe aux icônes, aux sculptures et aux vitraux ! Ils ont permis à des communautés chrétiennes de trouver une cohésion sociale et religieuse, puis d’évoluer. Plutôt que d’y chercher une prétendue foi originelle ou une déviation inadmissible de l’orthodoxie, le lecteur apprendra à y reconnaître l’histoire du christianisme dans sa diversité.

Je garde précieusement en mémoire le travail accompli au comité d’élaboration par notre ami François Laplanche, décédé le jour de Pâques à l’âge de 80 ans. Directeur de recherche honoraire au CNRS, il était un spécialiste de l’histoire intellectuelle du christianisme, notamment de la lecture de la Bible (XVIe – XXe s.). Il avait souhaité voir paraître ce Supplément. Merci, François !


Auteur : Rémi Gounelle
avec la collaboration de
Frédéric Amsler, Irena Backus, Rita Beyers, Valentina Calzolari, Charlotte Denoël, Jean-Marc Prieur, Jean-Michel Roessli, Els Rose


Suppl. au n° 148, Lire dans le texte les apocryphes chrétiens, 180 pages, SBEV / Éd. du Cerf,  2008, 17 euros.


SOMMAIRE

p. 3 – Introduction (Rémi Gounelle)
         • Qu’est-ce qu’un apocryphe ? >>>Extrait à lire
         • La survie des apocryphes
         • Quand les apocryphes deviennent objet d’histoire

 

p. 15 - Textes relatifs à Joseph, Marie et Jésus

 

L’origine des traditions apocryphes sur l’enfance de Marie et de Jésus remonte aux premiers siècles, durant lesquels ont vu le jour deux textes appelés traditionnellement « Protévangile de Jacques » et « Évangile de l’enfance de Thomas ». De contenu et de caractère différents, mais comparables par la diffusion qu’ils ont connue en Orient et en Occident, ils traitent de la naissance, de l’enfance et de la jeunesse de Marie, de la naissance de Jésus et de son enfance jusqu’à l’âge de douze ans.

   p. 15 – Enfance de Marie et de Jésus (Rita Beyers) >>>Extrait à lire
   p. 35 – La mort des parents de Jésus (Rémi Gounelle)
   p. 44 – À quoi ressemblait Jésus ? (Irena Backus)
   p. 48 – Ministère et prédication de Jésus (Rémi Gounelle)
   p. 63 – Passion et résurrection (Rémi Gounelle) >>>Extrait à lire
   p. 73 – Les suites de la passion (Rémi Gounelle)
   p. 79 – Après la résurrection (Rémi Gounelle)
   p. 86 – Apocryphes et islam (Rémi Gounelle)
 
         Encadrés :
          p. 5 – Les apocryphes, des contes ? (R. Gounelle)
            p. 6 – Qu’est-ce qu’un évangile ? (R. Gounelle)
            p. 9 – Les compilations dominicaines (R. Beyers)
            p. 26 – Le Protévangile de Jacques et la mariologie (R. Beyers) >>>Extrait à lire
            p. 29 – Les mages n’étaient-ils que trois ? (R. Gounelle)
            p. 34 – La sainte famille en Égypte (R. Beyers)
            p. 43 – Les apocryphes et le dogme de l’Assomption (R. Gounelle) >>>Extrait à lire
            p. 49 – Le judéo-christianisme (R. Gounelle)
            p. 54 – La gnose et les gnostiques (R. Gounelle)
            p. 54 – L’Évangile secret de Marc : un faux ? (R. Gounelle)
            p. 78 – La mort de Pilate qui condamna Jésus (R. Gounelle)
            p. 94 – Un apocryphe moderne : Jésus en Inde (R. Gounelle)

p. 93 – Textes relatifs aux apôtres et aux disciples


Comme le rappelle Augustin au manichéen Fauste, Jésus n’a rien écrit ; ses apôtres et disciples ont donc été des chaînons essentiels dans la transmission de son enseignement (« Contre Fauste », XXVIII, 4). Il n’est dès lors pas surprenant que leurs aventures aient rapidement fait l’objet de divers récits nourrissant les célébrations liturgiques qui leur ont été associées, et qu’un certain nombre de lettres, sur des sujets parfois brûlants, aient circulé sous leurs noms.

   p. 93 – Les lettres de Paul (I. Backus et R. Gounelle)
   p. 102 – Premiers récits d’évangélisation (Rémi Gounelle)
   p. 123 – Actes d’apôtres de la deuxième génération (F. Amsler et J.-M. Prieur
   p. 132 – Récits de fondation (Rémi Gounelle)
   p. 138 – La collection du Pseudo-Abdias (Els Rose et Rémi Gounelle)
   p. 142 – Révélations sur le salut et la damnation (Rémi Gounelle)
   p. 152 – Les signes du jugement (Rémi Gounelle)

         Encadrés :
            p.100 – Les lettres apocryphes de Paul à la Renaissance (I.Bachus)
            p.109 – Simon le Magicien (F. Amsler) >>>Extrait à lire
            p.119 – L’apôtre André dans l’iconographie médiévale (C. Denoël)
            p.122 – Deux textes à découvrir (R. Gounelle)
            p.128 – Lire les Écritures avec le « Prophète de vérité » (R. Gounelle)
            p.136 – L’Arménie, terre de mission (V. Calzolari)
            p.141 – Actes apocryphes et liturgie occidentale (E. Rose)
            p.143 – Les Apocalypses apocryphes (R. Gounelle)
            p.151 –Apocalypses de Pierre et de Paul (R. Gounelle)
            p.155 – Vies des apôtres, des disciples et des prophètes (R. Gounelle)

p. 157 – Personnages de l’Ancien Testament

La plupart des chrétiens de l’Antiquité accordaient une grande importance aux prophètes et aux patriarches – de l’A. T. : ils croyaient que les « saints » de l’ancienne alliance avaient prophétisé le Christ et que ce dernier s’était manifesté à eux. Aussi, dès la fin du Ier s., des visions, des révélations et des cantiques leur furent-ils attribués. Ces textes, souvent peu connus, constituent une partie non négligeable de la littérature apocryphe chrétienne, et font l’objet de débats parmi les spécialistes : ont-ils été entièrement écrits par des chrétiens, ou s’agit-il de textes juifs remaniés par des chrétiens ? Certains de ces ouvrages, d’ailleurs, ne seraient-ils pas entièrement juifs et pas du tout chrétiens ?

   p. 157 – Le prophète Esdras (Rémi Gounelle)
   p. 160 – Le roi Salomon (Rémi Gounelle)
   p. 165 – L’Ascension d’Isaïe (Rémi Gounelle)

         Encadré :
         p.169 –Les Oracles sibyllins (J.-M. Roessli)

 

 p. 171 – Conclusion : Les apocryphes aujourd’hui (Rémi Gounelle)


p. 176 – Sélection bibliographique
p. 171 – Liste des encadrés
p. 177 – Origine des éditions et des traductions
p. 178 – Index des citations

 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org