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Genèse
Le livre de la Genèse
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La Genèse, n'est pas qu'une belle histoire. Sa lecture peut toucher au plus profond de nous-mêmes...
 
On peut lire la Genèse comme une belle histoire, sans se soucier de son ancrage historique et de ses références parfois bien éloignées de celles du monde contemporain. Mais la Genèse, comme tous les livres bibliques, n'est pas qu'une belle histoire. Sa lecture peut toucher au plus profond de nous-mêmes, modifier notre regard sur Dieu, l'être humain et la création. Cet impact est multiplié lorsque la lecture se fait à plusieurs. Vous en doutez ? Essayer... Voici deux plaquettes toutes simples pour tenter l'aventure.

Lire le livre de la Genèse
Chapitres 1 à 25
De la création à Abraham

par Joseph Stricher et Dominique Morin
Service biblique catholique Évangile et Vie
40 pages + cahier central de 8 pages - 5 €


Lire le livre de la Genèse
Chapitres 26 à 50
De Jacob à Joseph

par Joseph Stricher et Dominique Morin
Service biblique catholique Évangile et Vie
48 pages + cahier central de 8 pages - 5 €



Le livre de la Genèse est la porte d’entrée de la Bible. Il donne accès au grand projet de Dieu pour les hommes. Nul autre livre de la première alliance n’a autant marqué l’imaginaire juif et chrétien. Aucun autre n’a laissé autant de traces dans notre civilisation occidentale. Les histoires d’Adam et Ève, de Caïn et Abel, du Déluge, de la tour de Babel, d’Abraham sont universellement connues. Enseignées au catéchisme, sculptées dans les pierres des cathédrales, reproduites sur les vitraux et les peintures des musées, reprises par les écrivains et les poètes de tous les temps, ces histoires bibliques font partie du trésor de l’humanité.

Un formidable malentendu

Ces histoires alimentent en même temps un formidable malentendu. Au lieu d’être respectées dans leur sens premier, qui est religieux, elles sont sommées de se prononcer sur des sujets qui ne les intéressent nullement. Alors qu’elles nous parlent de Dieu, de son amour pour les hommes, de sa volonté d’en faire des êtres libres et responsables de leurs actes, de son alliance avec un peuple afin d’en faire un signe pour la multitude des hommes, certains voudraient en faire un manuel de sciences naturelles. Pratiquant une lecture fondamentaliste, ils ne tiennent aucun compte du genre littéraire des textes. Comme dit le document de la Commission Biblique Pontificale L’interprétation de la Bible dans l’Église, le fondamentalisme " historicise ce qui n’avait pas de prétention à l’historicité car il considère comme historique tout ce qui est rapporté ou raconté avec des verbes à un temps passé, sans la nécessaire attention à la possibilité d’un sens symbolique ou figuratif ".

Une lecture attentive

Une lecture attentive du texte devrait pourtant suffire à nous mettre à l’abri de ce type d’interprétation fautive. Il n’y a qu’à relever les difficultés ou les contradictions apparentes du texte. On constate que celles-ci n’obscurcissent pas le texte mais mettent au contraire le lecteur sur la bonne piste. À titre d’exemple, voici quelques questions que le lecteur est amené à se poser : Comment la lumière et l’obscurité peuvent-elle alterner sur terre dès le premier jour alors que le soleil n’est créé que le quatrième jour ? Avec quelles cordes vocales et en quelle langue le serpent parle-t-il ? Avec quels habitants de la terre Caïn construit-il une ville ? Comment une inondation peut-elle recouvrir les plus hauts sommets de la terre (Everest) de plus de quinze coudées ? etc. Ces questions, à l’évidence, n’attendent pas une réponse de type scientifique. Elles soulignent le genre littéraire du texte qui, loin d’être un tissu d’inepties, est au contraire une puissante réflexion sur Dieu et ses relations avec l’humanité, le tout formulé dans un récit qui s’apparente aux récits mythologiques. Il en va de même de l’histoire d’Abraham. Rédigée plus de 13 siècles après les évènements qu’elle est censée rapportée, elle n’a qu’un lointain rapport avec un récit historique tel que nous l’entendons aujourd’hui. Elle nous communique par contre la foi de l’auteur, au moment où il écrit le texte.

Contenu

Le livre comporte deux grandes parties, facilement identifiables : les origines (Genèse 1 à 11) et les patriarches (Genèse 12 à 50).
Dans la première partie se trouvent les textes les plus connus : le poème des sept jours de la création, Adam et Ève, Caïn et Abel, le déluge, la tour de Babel. Des généalogies assurent la transition d’un épisode à l’autre. Ils dessinent un grand arbre dont les ramifications s’étendent sur le Moyen-Orient, seule contrée connue par le narrateur biblique. Cette première partie s’achève avec l’apparition sur un point de la ramure de l’arbre généalogique d’Abram, fils de Tèrah. La deuxième partie du livre raconte l’histoire d’Abram (devenu Abraham) et de sa descendance, Isaac, Jacob et ses enfants.

La première plaquette propose de lire la première partie et la moitié de la seconde partie consacrée à Abraham. La deuxième plaquette reprend la deuxième partie au mariage d'Isaac et se termine à la mort de Jacob au milieu de ses fils en Egypte.

Auteur

Comme beaucoup de livres anciens, la Genèse n’a pas d’auteur connu ni d’auteur unique. Son élaboration s’est faite sur plusieurs siècles, depuis la période de David-Salomon (- 1000 av. J.-C. environ) jusqu’à l’époque d’Esdras, après le retour d’exil (- 400 av. J.-C. environ). Chargé par les Perses d’organiser le pays, Esdras fait rédiger la Loi, le Pentateuque. À partir de textes d’origines et de tendances différentes, une équipe de prêtres et de laïcs rédigent la Genèse. Ils sont soucieux de tirer les leçons du passé et plus particulièrement du désastre de la prise de Jérusalem et de l’exil. En racontant les origines et l’histoire des patriarches, les prêtres mettent en valeur l’importance du culte, de la circoncision, du respect du sabbat. Les scribes et les gens liés au prophétisme insistent sur le lien entre la foi et la vie. À coup de compromis entre les différentes tendances, le texte de la Genèse aboutit à sa rédaction finale. Voilà, très rapidement résumée, l’hypothèse la plus probable sur la composition de ce livre, écrit en hébreu, et dont nous lisons la traduction œcuménique (T.O.B.) dans ce fascicule.


Voir également :
Lire le livre de l'Exode, chapitres 1 à 15
par Gérard Billon et Dominique Morin
Service biblique catholique Évangile et Vie
28 pages + cahier central de 8 pages - 5 €
 

Lire le livre de l'Exode, chapitres 15 à 40

par Gérard Billon
Service biblique catholique Évangile et Vie
40 pages + cahier central de 8 pages - 5 €
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org