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Saint Sépulcre
Le Saint Sépulcre
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Pour les chrétiens, ici s'est joué le salut du monde
 
Pour le pèlerin le lieu est décevant et émouvant. Décevant car l'édifice, coincé dans les souks, paraît massif, sombre et tiraillé entre les diverses confessions chrétiennes.

Au 1er siècle, le lieu se trouvait en dehors des remparts. Ancienne carrière, des tombeaux y avaient été creusés. Le nom Golgotha (''crâne'' en araméen) vient peut-être de la forme étrange d'une butte rocheuse. Au 2e siècle, l'empereur Hadrien, reconstruisant Jérusalem sous le nom de Aelia Capitolina, remblaya le tout sous un forum. En 335, Constantin dégagea l'endroit et fit élever une vaste église qui comprenait les lieux vénérés de la crucifixion et de la résurrection. Le mystère de la foi avait ainsi ses monuments : à Bethléem (Incarnation), au Saint-Sépulcre (Pâques) et sur le mont des Oliviers (Ascension, attente du retour du Christ). L'aspect actuel de l'ensemble, dont la magnifique facade, est dû en grande partie aux Croisés (12e siècle).

Les aménagements successifs n'ont pas toujours été heureux : il ne reste rien du Golgotha et, depuis plus d'un siècle, un monument assez laid couvre le tombeau. Enfin la répartition des parties de la basilique entre les diverses confessions chrétiennes augmente la déception. Mais le lieu est émouvant. Parce qu'ici s'est joué, selon les chrétiens, le salut du monde. Parce que les confessions chrétiennes, par-delà leurs divisions et leurs mesquineries, se reconnaissent surs dans la mémoire de Pâques. Parce que le tombeau est vide et que l'avenir est ouvert.

Voir : Les tombeaux à l'époque de Jésus
 
 
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La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org