1° novembre: Solennité de tous les Saints
 
 
"Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux!"
 

• Première lecture : Apocalypse 7, 2-4. 9-14 

Tels qu’ils sont décrits dans ce texte, ceux qui participent à la louange et à l’action de grâces éternellement adressées à Dieu ont lavé leurs robes dans le sang de l’Agneau. Cette expression que nous rapporte le Livre de l’Apocalypsene manque pas d’étonner : le sang n’a jamais rien blanchi, bien au contraire. Cette image paradoxale veut donner à réfléchir…
Dans l’Antiquité, le vêtement blanc est le vêtement des citoyens, des personnes libres. Dans la symbolique du Livre de l’Apocalypse, la couleur blanche est le signe de la participation à la résurrection. En combinant ces deux éléments, le symbole nous dit que par la résurrection de Jésus, nous sommes devenus citoyens des cieux, associés pour toujours à la vie divine.
Pour nous faire participer à sa puissance de vie et de résurrection, le Seigneur Jésus, l’agneau immolé,accepta, dans l’obéissance, la passion et la croix afin de nous rejoindre, de nous saisir et de nous entraîner vers le Père.
C’est bien par le sang de l’Agneau que nous participons à la résurrection de Jésus ; c’est bien le sang de Jésus qui nous a blanchis pour l’éternité !

• Psaume 23 

Qui peut gravir la montagne du Seigneur ? Cette question n’est guère différente de celle que le voyant de l’Apocalypse adressait à l’un des Anciens en lui demandant : Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et doù viennent-ils ?La Bible tout entière porte cette interrogation : comment est-il possible de tenir en présence de Dieu ?
Ce psaume, chanté dans la liturgie du Temple, donc déjà en présence de Dieu, nous révèle qu’en fait les exigences divines sont simples : garder ses mains innocentes et préserver son cœur de l’idolâtrie. C’est-à-dire ne pas confondre Dieu et les imitations que nous pouvons en faire ; mais également, ne pas faire obstacle à son prochain, qui, lui aussi, à droit d’accéder au Père. Pas plus, pas moins…

• Évangile : Matthieu 5, 1-11 

Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu…Cette béatitude, que seul l’évangéliste Matthieu nous rapporte, nous rappelle que les êtres humains ont été créés pour voir Dieu. Si la Bible nous affirme que nul ne peut voir Dieu sans mourir parce que la vision de Dieu est trop grande pour nos capacités actuelles, l’Évangile nous apprend qu’à travers la mort nous avons accès à la vision de Dieu.
Celui dont le cœur estpurifié (cf. la deuxième lecture) par l’espérance d’une telle promesse peut anticiper aujourd’hui le bonheur que nous aurons par la suite. En effet, si aujourd’hui nous ne pouvons pas voir Dieu, pour autant nous savons que Dieu nous voit déjà, que son regard est déjà posé sur nous : regard prévenant, regard paternel.
Ce regard est un appel, il ne scrute pas, il ne dévisage pas, il envisage notre avenir de personnes libres et saintes. Le bonheur, aujourd’hui, c’est de répondre à cet appel, se mettre en marche pour que cette promesse transforme déjà nos vies ; encore une fois, c’est l’espérance qui purifie…



On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (1 Jean 3,1-3) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année B 2020-2021). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org