26 septembre: 26° dimanche ordinaire
 
 
« Celui qui n'est pas contre nous est pour nous. Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la »
 

• Première lecture : Nombres 11, 25-29 

L’Esprit souffle où il veut ! Voilà, entre autres, ce que nous enseigne le Seigneur Jésus (cf. Jn 3, 8) ; cet épisode du livre des Nombres en est une merveilleuse illustration !
Moïse éprouve le besoin d’être secondé dans sa tâche : porter la charge du peuple de l’alliance est une écrasante responsabilité ! Surtout quand celui-ci se rebelle contre Dieu et lui réclame du pain, comme dans l’épisode qui précède. Une célébration est alors organisée pour que l’Esprit de Dieu vienne reposer sur 70 personnes qui pourront, sous la conduite de Moïse, aider le peuple à vivre l’Alliance. Or voilà que deux autres personnes qui n’ont pas participé à cette célébration se retrouvent pareillement investies de l’Esprit Saint ! Cette prodigalité de l’Esprit bénéfice à tout le peuple ; ainsi, juste après cet épisode, les fils d’Israël pourront être rassasiés de viande par le miracle des cailles.

• Psaume 18B (19), 8. 13. 12-13. 14 

L’extrait du psaume que nous proclamons ce dimanche est une hymne à la loi, à l’enseignement que Dieu donne à son peuple : par cette Torah (un mot qui signifie enseignement), Dieu rend sage son peuple, lui donne la vie et lui apprend l’équité. Plus important encore, l’enseignement du Seigneur préserve de l’orgueil : celui qui craint Dieu reçoit de Dieu, dans la Torah, la sagesse pour savoir conduire sa vie ; il accepte ainsi de n’être plus l’artisan de sa propre existence. En cela, l’orgueil n’a plus sur lui aucune emprise.

• Évangile : Marc 9, 38-43. 45. 47-48 

Voilà un ensemble de paroles de Jésus dont la radicalité étonne, et peut-être même nous choque-t-elle. En premier lieu, il faut nous rappeler qu’il s’agit d’hyperboles qui servent à dire les choses avec intensité : en aucun cas, Jésus ne demande à quiconque de pratiquer la moindre amputation, la moindre violence contre sa chair : elle est un don de Dieu !

Jésus emploie un ton aussi vigoureux à l’égard de ses disciples parce qu’il est lui-même scandalisé par leur attitude : en effet, voilà qu’à la place du Seigneur lui-même, ils se mettent à décider de qui appartient ou n’appartient pas au groupe des disciples.

Comme dans la première lecture, la juste attitude n’est pas de poser des limites en dehors desquelles l’Esprit serait ou ne serait pas à l’œuvre ; il s’agit au contraire de regarder l’œuvre de l’Esprit, là où il se déploie, y compris dans le cœur de celles et ceux qui ne font pas partie de la communauté.

Pour Jésus, voir les disciples faire ainsi le tri, les voir ainsi écarter du groupe, selon des critères extérieurs, des personnes qui au fond d’elles-mêmes lui sont attachées, de telles pratiques sont une douleur sans fin : cela revient à lui arracher un membre : ne sommes-nous pas tous membres de son corps ?



On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (Jacques 5,1-6) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année B 2020-2021). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org