11 juillet: 15° dimanche ordinaire
 
 
" Il commença à les envoyer en mission deux par deux "
 

• Première lecture : Amos 7, 12-15 

Comme celle de tous les prophètes, la prédication d’Amos dérange. Il dénonce l’injustice et reproche aux rois et aux prêtres de la cautionner. Aussi Amazias, prêtre du sanctuaire royal, lui demande d’aller exercer son activité ailleurs.
La réponse du prophète est simple :« Jen’ai pas décidé d’être prophète, je n’ai pas décidé de venir ici ». L’appel du Seigneur lui est tombé dessus, l’arrachant à son activité ordinaire, à son gagne-pain. Quelles que soient les circonstances, ce récit nous présente une composante essentielle de toute vocation ; cette dernière est la réponse à l’appel qui précède et s’impose aux prophètes.

• Psaume 84 (85) : 9ab. 10, 11-12, 13-14 

Si le prophète est chargé de dénoncer la justice et l’idolâtrie, il porte aussi en lui l’annonce d’uneespérance. S’il a la force de s’opposer aux grands de ce monde, c’est parce qu’il croit que la paix et la justice sont possibles sur cette terre ; que l’amour et la vérité peuvent se rencontrer et se dire simultanément, sans être séparés l’un de l’autre.

• Évangile : Marc 6, 7-13 

Quand un supérieur donne une mission à ses subordonnés, il expose des consignes précises sur les objectifs à atteindre,ensuite il indique les moyens qu’il convient de prendre. Dans ce texte, la question des moyens est prépondérante ; ou plutôt, l’absence de moyens. Ce que Jésus dit à ses disciples, c’est d’annoncer l’Évangile avec le plus grand dépouillement possible. Le reste du récit que Marc nous propose permet aux lecteurs de savoir ce qu’il faut annoncer. Mais pourquoi une telle attention à la question des moyens ?
En annonçant l’Évangile, il nous faut croire qu’il saura atteindre, par sa seule puissance, les oreilles et le cœur de ceux qu’il cherche à rejoindre. Dès lors, l’effort missionnaire consiste d’abord à chercher à mieux formuler l’Évangile pour le monde d'aujourd'hui, plutôt que d’élaborer des stratégies. L’Évangile annonce le royaume à des personnes qui n’attendent ni salut ni Messie, il est donc une force qui vient creuser un désir que lui seul pourra combler. La sobriété des moyens que Jésus demande à ses disciples est le signe de cette puissance de la parole de Dieu qui commence par se réaliser en nourrissant l’espérance de ce qu’elle promet.



On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (Ephésiens 1,3-14) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année B 2020-2021). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org