27 juin: 13° dimanche du temps ordinaire
 
 
"Jeune fille, je te le dis, lève-toi"
 

• Première lecture : Sagesse 1, 13-15 ; 2, 23-24 

Le livre de la Sagesse est le dernier en date de tous les livres de l’Ancien Testament. Il propose une réflexion sur le sens de la vie à partir de l’expérience d'Israël ; toute la fin du livre est donc une relecture de l’aventure de l’Exode.
Dans les versets proclamés aujourd'hui, il est affirmé avec force que Dieu n’a pas voulu la mort : ce qui est juste, c’est que Dieu donne la vie en plénitude. Mais alors d’où vient la mort ? En méditant sur le livre de la Genèse, notre texte affirme que cela vient de la jalousie du diable. En effet, lorsque le serpent parle à la femme pour l’inviter à prendre le fruit défendu, il insinue que Dieu pourrait être jaloux : « Vous serez comme des dieux ». Avoir peur que l’autre devienne comme soi, c’est bien le ressort de la jalousie. Une fois celle-ci entrée dans la relation entre Dieu et l’être humain, elle ne permet plus de croire que la vie est donnée et elle laisse alors la mort faire son œuvre.

• Psaume 29 (30), 2. 4, 5-6ab, 6cd.12, 13 

Si la vie vient de Dieu, si la mort n’est pas voulue par lui, alors la mort ne peut avoir le dernier mot. Cette confiance provoque la joie du psalmiste : tu m’as relevé ! Chaque matin, chaque triomphe du jour sur la nuit est l’occasion d’éprouver à nouveau cette joie qui vient du Seigneur qui relève ceux qui se confient en lui.

• Évangile : Marc 5, 21-43 

Quiconque a lu l’Évangile de Marc en entier sait à quel point le récit court vite ! Le passage que nous proclamons ce dimanche en est une illustration : Jésus n’a pas le temps d’aller opérer un miracle dans la maison de Jaïros que chemin faisant, sur la route il en opère un autre, en passant ! Marc prend soin de superposer les deux récits : la fille ressuscitée a 12 ans, la femme guérie était malade depuis 12 ans.
En disant que la fillette dort, alors que tous la considèrent comme morte, Jésus ne conteste pas le diagnostic médical. Il conteste notre regard sur la mort que nous croyons trop souvent définitive. Pour Jésus, la mort n’est qu'un sommeil. De même qu’à la fin du jour, il faut fermer les yeux afin de se reposer et de recouvrer des forces pour vivre le lendemain, de même à la fin de la vie, il nous faut fermer les yeux pour recouvrer les forces afin d’entrer en pleine liberté dans le règne du Père.
De même que parfois l’enfant a peur de s’endormir, ne sachant s’il se réveillera le lendemain, de même, comme cet enfant a besoin de la tendresse de ses parents, nous avons besoin de la consolation et de la lumière de la résurrection pour espérer être réveillé au premier jour de tout amour.
Quand la femme est guérie sur le chemin, elle s’approche de Jésus et lui dit toute la vérité. De quoi s’agit-il : de son secret entre elle et Jésus. Au lecteur maintenant de s’approcher de Jésus et de faire la vérité de ses peurs et de ses espoirs, de ses doutes et de son espérance et d’accueillir la lumière de la résurrection que Jésus lui donne.


On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (2 Corinthiens 8, 7...15) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année B 2020-2021). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org