20 juin: 12° dimanche du temps ordinaire
 
 
"Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent"
 

• Première lecture : Job 38, 1. 8-11 

Le livre de Job se termine par un poème qui n’est autre qu’un récit de création, énoncé par Dieu lui-même. Après que Job eut fait monter sa plainte jusqu’à Dieu, exigeant qu’il lui soit octroyé un face-à-face, Dieu se présente à Job, enfin, en lui racontant la puissance déployée dans l’acte créateur. En le comparant à d’autres poèmes de création, la singularité de celui-ci consiste à montrer que Dieu a su contenir les forces hostiles qui empêchent l’existence de l’être humain sur la terre.
La mer, plus précisément l’océan primitif, est du nombre de celles-ci : il a fallu lui poser des limites, mettre un verrou à ses portes afin qu’elle laisse le continent émerger et que ce dernier soit l’espace propice pour que les plantes, les animaux et l’être humain puissent prospérer.

• Psaume 106 (107), 21a. 22a. 24 ; 25-26a/27b, 28-29,3-31 

Les marins le savent, la navigation est une expérience qui requiert sagesse et savoir-faire ; mais quand les éléments sont déchaînés, quand la tempête est la plus forte, alors toute sagesse est engloutie et l’on s’incline devant la force des éléments.
La navigation est un lieu privilégié pour éprouver la puissance de Dieu ; l’expérience d’arriver au port conduit à la louange et à l’action de grâces.

• Évangile : Marc 4, 35-41 

Cette manifestation de Jésus calmant la tempête révèle qu’il porte en lui la puissance que son Père déploya lorsqu’il créa le ciel et la terre, tel que le livre de Job nous en a parlé dans la première lecture.
Certes les tempêtes sur le lac de Galilée ne sont pas des ouragans, mais elles secouent fortement les embarcations sur lesquelles les pêcheurs naviguent. Mais c’est leur métier ; aussi, Jésus dort-il en confiance. Par l’intervention des disciples dont toute sagesse est engloutie, Jésus est maintenant réveillé, dressé dans la barque et il fait taire la tempête. Depuis le début du récit que Marc nous propose, Jésus fait taire les esprits impurs (cf. Évangile du 4° dimanche de cette année). Il pose dans le silence et fait reconnaître qu’il parle de la bouche de Dieu. Des tempêtes, nous en avons tous traversé dans nos existences, Jésus s’y tient à nos côtés pour nous aider à les affronter. Il les fait taire, c’est-à-dire qu’il ne leur laisse pas le dernier mot.
La parole de Jésus est si forte et si puissante que les disciples la craignent : le lecteur doit se rappeler que cet épisode suit immédiatement le discours en paraboles. Cette puissante et forte parole qui contient les éléments qui nous sont contraires, cette même parole se donne dans la douceur du geste énergique du semeur.



On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (2 Corinthiens 5, 14-17) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année B 2020-2021). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org