13 juin: 11° dimanche du temps ordinaire
 
 
"C'est la plus petite de toutes les semences, mais quand elle grandit, elle dépasse toutes les plantes potagères"
 

• Première lecture : Ezéchiel 17, 22-24 

Comme tous les prophètes, Ézéchiel veut rendre compte de l’histoire de son peuple, Israël. Il dénonce ainsi l’attitude des rois qui passent des alliances avec les rois des nations. Avec une telle politique, c’est l’alliance avec le Seigneur lui-même qui est refusée.
À travers l’image de la tige de cèdre dont on fait une bouture, le prophète exprime sa confiance : l’œuvre de Dieu trouvera le moyen de se réaliser par-delà les trahisons de la dynastie davidique. Autour d’un roi-messie, les membres du peuple pourront venir s’abriter comme le font les oiseaux sur les branches des grands arbres. Malgré les aléas de l’histoire dont il est le témoin, la déportation à Babylone notamment, Ézéchiel est convaincu que Dieu exprimera toujours sa fidélité à l’égard d’Israël et qu’il saura la réaliser.


• Psaume 91, 2-3 ; 13-14 ; 15-16 

Ce psaume invite à rendre grâce pour la fidélité de Dieu, laquelle se manifeste matin après matin : chaque jour le Seigneur nous offre un espace, un temps, pour le rencontrer. Le lien avec la première lecture réside dans l’image des arbres. Ici, il ne s’agit pas tant de la dynastie royale : l’image désigne l’homme en prière qui se tient devant Dieu, debout et stable comme peut l’être un cèdre même quand le vent souffle en tempête.

• Évangile : Marc 4, 26-34 

Ces paraboles de la semence nous sont familières. Sûrement Jésus les prononce-t-il pour répondre aux objections qu’on peut lui adresser : il annonce le Règne de Dieu, il parle, mais qu’est-ce que cela change ? Toutes les paraboles rapportées dans ce chapitre quatrième de l’Évangile selon Saint-Marc tentent de répondre à cette question ; aussi dans chacune de ces paraboles, la semence c’est la parole (cf. Mc 4, 15).
Les deux petites paraboles que nous entendons ce dimanche viennent conclure cet ensemble. Avec elles, Jésus veut faire comprendre à ses disciples la force de sa parole. Il n’y a pas de proportion entre la petitesse de ce qui est semé, de ce qui est dit et ce qui est obtenu : une moisson, un grand arbre sur lequel les oiseaux peuvent venir faire leur nid.
La plante pousse sans que l’on sache comment, et il ne sert à rien de tirer sur les tiges afin qu’elles poussent plus vite : on ne ferait que les arracher !
Ces paraboles de la semence pour dire la parole qui prend racine et porte du fruit nous rappellent avec force que Dieu veut nous conduire jusqu’à son Règne en nous parlant. Il nous a fait venir de ce qui n’est pas à l’existence présente en nous appelant (Gn 1) ; aujourd'hui encore, il nous appelle à venir le rejoindre dans son amour et sa lumière. Il aurait pu nous attraper avec force, à mains déployées et bras étendus, il le fait par la douce puissance de sa parole.



On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (2 Corinthiens 5, 6-10) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année B 2020-2021). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org