13 mai: Solennité de l'Ascension
 
 
"Jésus fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu"
 

• Première lecture : Actes des Apôtres 1, 1-11 
Le temps de la présence du Seigneur ressuscité auprès de ses disciples fut de 40 jours. Par-delà l’information chronologique, Luc nous donne une réflexion théologique sur la présence du Ressuscité auprès de ceux qu’il avait choisis d’avance pour être ses témoins.
Ces 40 jours évoquent bien sûr les 40 jours passés par Moïse puis par Elie sur le mont Sinaï ; ils font également mémoire des 40 années passées par les fils d’Israël dans le désert, entre le passage de la mer Rouge et le passage du Jourdain, pour entrer en terre promise.
Ce chiffre de 40 symbolise le temps de l’enfantement, de la gestation plutôt ; aujourd'hui encore on compte 40 semaines d’aménorrhée avant que naisse un être humain. Ce chiffre 40 est un chiffre symbolique pour mesurer le temps nécessaire à Dieu pour transformer son peuple, ses prophètes.
Ces 40 jours du Seigneur Jésus auprès de ses disciples sont le temps de l’enfantement de l'Église afin qu’elle soit disposée à recevoir l’Esprit qui lui est promis.

• Psaume 46 (47), 2-3, 6-7, 8-9 
Ce jour de l'Ascension inaugure une autre modalité de présence du Ressuscité à ses disciples : il ne nous apparaît plus comme il le fit au Cénacle ou sur la montagne de Galilée ou au bord du lac. L’absence de ses apparitions peut être vécue comme un manque, pourtant, elle n’est pas abandon. C’est pourquoi le psaume de ce jour nous invite à entrer dans la louange : l’Ascension du Ressuscité est déjà notre victoire et sa présence au milieu de nous doit se chercher selon d’autres modalités.

• Évangile : Marc 16, 15-20 
L’évangéliste Marc, nous racontant la dernière apparition du Seigneur ressuscité et son Ascension, insiste pour indiquer que cet événement inaugure un temps nouveau pour l'Église : celui de la mission. L’expérience des apparitions du Seigneur Jésus donne une force et un élan pour annoncer ce qui a été vécu afin que cette expérience soit partagée par d’autres.
De même qu’il fallut que le Seigneur brisât les portes de la mort et jaillisse de son tombeau pour triompher du manque de foi et d’intelligence de ses disciples, de même, il faut que toute la puissance du Ressuscité investisse ceux qui annoncent l’Évangile afin que ce message ne soit pas simplement l’idée du triomphe de la vie sur la mort, mais que cela corresponde bien au début d’une vie nouvelle donnée par le Père lui-même.
Cette vie nouvelle est caractérisée par le rejet de ce qui fait habituellement obstacle à la vie : les serpents en sont le signe. Dans le livre de la Genèse, le serpent est celui qui apprend aux humains à mal parler et à mal écouter la parole de Dieu. Annonçant la Bonne Nouvelle, capables « de prendre des serpents dans leurs mains » (Marc 16, 18), les disciples de Jésus sont porteurs d’une force qui comble l’humanité afin qu’elle sache à nouveau parler le langage de l’espérance.



On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (Éphésiens 4,1-13) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année B 2020-2021). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org