2 mai: 5ème Dimanche de Pâques
 
 
"Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit"
 

• Première lecture : Actes des Apôtres 9, 26-31 
Trois ans après avoir rencontré le Seigneur Jésus ressuscité sur la route de Damas (cf. Ga 1, 15-21) Saül de Tarse, qui par la suite signera ses lettres sous le nom de Paul, retourne à Jérusalem. Il rencontre les Douze grâce à Barnabé, celui-là même qui, par la suite, l’associera à la mission de l’Église d’Antioche (Ac 11).
Ce retour de Saül à Jérusalem, après son baptême, n’est pas très simple : Luc qui est attentif à nous montrer que l’Église est en paix et sereine, laisse entrevoir entre les lignes que l’on se méfie encore de celui qui naguère persécutait l’Église. On s’en méfie d’autant plus que sa prédication pourrait avoir les mêmes conséquences que celle d’Etienne qui ne fut pas le seul à être mis à mort. Ainsi Paul retourne-t-il dans son pays à Tarse.
Par ce récit, comme tant d’autres qui émaillent le livre des Actes des apôtres, Luc veut montrer que l’Église sut toujours trouver par-delà les difficultés les chemins de son unité.

• Psaume 21 (22), 26b, 28-29 
Ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent ! Cette acclamation que nous chantons parfois, fait partie du psaume qui commence par cette phrase : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ». C’est la prière du Christ en croix. Elle se prolonge par cette espérance que tous, les plus pauvres comme les autres, pourront être rassasiés par la bénédiction de Dieu.
Le résultat est manifeste d’ores et déjà dans la louange de l’Église.

• Évangile : Jean 15, 1-8 
Depuis le prophète Isaïe (cf. Is 5), il est habituel dans la Bible de comparer le peuple d’Israël à une vigne que le Seigneur Dieu s’est donné du mal pour la planter afin qu’elle porte du fruit, dans l’attente de beaux raisins (Is 5, 7) avec lesquels il pourra faire du bon vin !
Cette image est une image d’alliance : sans la bénédiction de Dieu, la vie ne pousse pas et ne prolifère pas. Mais sans la sagesse du vigneron, si ce dernier ne se donne pas de peine, alors elle ne reste qu’une liane improductive. Ainsi la vigne exprime cette coopération de Dieu et de l’homme dans l’Alliance.
Ainsi, comme tout vigneron, le Seigneur Dieu émonde sa vigne en taillant les sarments afin que la sève se concentre pour porter les fruits qu’Il espère. Jésus, en reprenant cette image, nous révèle que le sécateur dont il se sert pour émonder la vigne, c’est sa parole. Le fruit que Dieu attend de sa vigne, c’est la justice (cf. Is 5, 7) l’action de grâce et la louange.
Nous sommes les sarments de la vigne du père ! Jésus est la vigne ! Et par la parole qu’il nous annonce, Jésus nous unit à lui comme sont unis les sarments à la vigne. C’est en lui seul que nous pouvons servir l’œuvre du Père parce que c’est dans la vigne que l’on participe à l’Alliance et que l’on coopère à l’œuvre de Dieu.



On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (1 Jean 3,18-24) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année B 2020-2021). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org