25 avril: 4ème Dimanche de Pâques
 
 
"Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis"
 

• Première lecture : Actes des Apôtres 4, 8-12 
Dimanche dernier, nous entendions le discours de Pierre face à la foule après la guérison du mendiant paralysé de la belle porte ; ce dimanche nous entendons le discours du même Pierre après ces mêmes événements, mais cette fois-ci devant le Sanhédrin qui condamna Jésus et réclama à Pilate sa condamnation à mort. Encore une fois, c’est aux acteurs de la passion que l’Évangile est adressé.
Tout particulièrement, s’applique à cette circonstance la citation du psaume 117 : la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs, est devenue la pierre d’angle. Les bâtisseurs, ce sont les membres du Sanhédrin qui ont rejeté Jésus, devenu par sa résurrection la pierre d’angle (cf. commentaire Ps 117). L’œuvre de Dieu ne s’arrête pas à la crucifixion de Jésus : il continue de prendre soin de son peuple ; il offre une pierre sur lequel il est maintenant possible de bâtir.
Comme la semaine dernière, l’annonce de la résurrection de Jésus aux acteurs de la passion, n’est pas condamnation mais ouverture d’un avenir.

• Psaume 117, 1. 8-9. 21-23. 26. 28-29 
C’est de ce psaume dont Luc se sert dans le récit des Actes entendu lors de la première lecture. C'est un cri d’émerveillement devant l’œuvre de Dieu. Ce qui était considéré comme un échec, celui qui était mis au rebut, est maintenant considéré comme le point d’un nouveau départ.
La pierre d’angle dont il est question est une pierre qui doit être particulièrement solide pour supporter que les deux murs dont elle est la tête de l’angle puissent s’y appuyer ; elle doit être de suffisamment bonne qualité afin d’être apprêtée sur deux faces.

• Évangile : Jean 10, 11-18 
Dans cette petite parabole, Jésus fait émerger quelques critères pour distinguer les bons et les mauvais bergers. Il y a le berger courageux qui fait face au loup ; peut-être certains d’entre nous, qui connaissent le métier de berger, savent-ils tout particulièrement ce que signifie la crainte du loup ; mais il y a aussi le berger qui s’enfuit. Il y a le berger qui rassemble tout le troupeau qu’on lui a confié ; il y a celui qui ne s’occupe que d’une partie du troupeau.
À travers cela, la figure du bon berger se dégage facilement. Il est celui qui va rassembler toutes les brebis, même celles qui ne lui appartiennent pas directement, il fera tout pour les protéger toutes.
Lorsque l’évangéliste Jean compose son Évangile, la communauté est déjà en proie à des divisions et enferme déjà en son sein des personnes nocives, dont l’enseignement apparaît dangereux pour l’unité et la foi de la communauté.
Si Jean ne manque pas de mettre en garde contre de telles personnes (cf. Les deuxième et troisième Lettres qui portent son nom), dans ce passage, il affirme avec force que le Christ nous protège de tous ces dangers.
Les vraies brebis connaissent le timbre de la voix de Jésus Christ : elles savent quand c’est lui qui parle, parce que cette parole rejoint la vérité qui siège au fond de leur cœur. Ainsi, ces vraies brebis savent reconnaître le bon Pasteur ; elles sont armées pour ne pas se laisser berner. Il n’y a qu’une seule vérité, celle de l’amour de Dieu et de sa fidélité indéfectible, manifestées dans la mort et la résurrection de son Fils. Dès lors, il y a ceux qui nient cette vérité, et il ne sert à rien de les écouter ; il y a ceux qui les redisent en des termes nouveaux et on ne se trompe pas en les reconnaissant, en les écoutant.




On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (1 Jean 3,1-2) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année B 2020-2021). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
Jérusalem: l'entrée du St Sépulcre
 
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La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org