18 avril: 3ème Dimanche de Pâques
 
 
"Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu'il ressusciterait d'entre les morts le troisième jour"
 

•Première lecture : Actes 3, 13-15, 17-19 
Dans le livre des Actes des apôtres, cette proclamation de la résurrection de Jésus est faite par Pierre, après qu’il a guéri le paralysé qui mendiait assis auprès de la porte du temple. Devant la foule étonnée, Pierre annonce que, si cet homme marche debout, c’est en vertu de la puissance qui a relevé Jésus d’entre les morts.
Nous sommes au tout début du récit des Actes des apôtres ; aussi, la foule dont il est question est la même que celle qui réclama la crucifixion de Jésus lors du procès devant Pilate, d’où le rappel fait par Pierre : « Vous avez demandé qu’on vous accorde la grâce du meurtrier ». À ces acteurs de la passion, la résurrection est annoncée par l’intermédiaire d’un témoin qui lui-même a renié, et se sait maintenant pardonné. Cette résurrection de Jésus dépasse toute forme d’accusation, elle est un appel à une vie nouvelle.

• Psaume 4, 2, 4-7, 9 
Beaucoup demandent : « Qui nous fera voir le bonheur ? ». Cette phrase peut être mise dans la bouche de cette foule qui vient au temple et à laquelle Pierre s’adresse dans la première lecture. Si elle vient au temple, c’est dans l’attente de la bénédiction de Dieu, pour voir le bonheur. Pierre, témoin de la résurrection s’avance devant eux en demandant que sur lui, sur les apôtres, et surtout les autres baptisés, puissent devenir visible la lumière du Seigneur ressuscité.

 • Évangile : Luc 24, 35-48 
Comme nous, les premières communautés chrétiennes se posèrent la question de savoir ce qu’est le corps de Jésus ressuscité. Par voie narrative et non pas par le biais du discours, Luc tente de nous faire réfléchir. Jésus ressuscité est capable de se rendre présent alors que toutes portes et toutes fenêtres sont closes. Les contingences d’espace et de temps ne pèsent pas sur les épaules de ce corps transfiguré. Et pourtant c’est d’un vrai corps dont il s’agit : Jésus demande à ses disciples de lui apporter de la nourriture qu’il partage avec eux.
Entre spiritualisation à outrance et simple réanimation, la résurrection de Jésus est un phénomène unique qu’il est difficile d’appréhender dans sa singularité. Ce que les apôtres disent de Jésus n’a jamais été dit de personne d’autre. On raconte certes que par miracle, certains morts sont revenus à la vie, ont été réanimés. Mais cela n’est pas ce que l’on dit de Jésus. De plus, on espère qu’à la fin des temps Dieu transférera de pauvres corps au corps de gloire. Mais c’est pour la fin des temps… Ainsi, Jésus ressuscité, glorifié, transfiguré au milieu de ses disciples, prenant le repas avec eux, voilà une réalité qui n’avait jamais été annoncée et décrite avant le témoignage des apôtres ; mais elle nous fait vivre déjà de ce que Dieu fera en relevant l’humanité par-delà la mort.
Ce repas auquel Jésus ressuscité participe, fait que le repas des disciples, l’eucharistie, préfigure ce que nous vivrons dans le royaume. Par la présence de Jésus, c’est le banquet du royaume qui s’inaugure dès maintenant.



On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (1 Jean 2,1-5) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année B 2020-2021). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org