11 avril: 2ème Dimanche de Pâques
 
 
"Parce que tu m'as vu, tu crois; heureux ceux qui croient sans avoir vu"
 

• Première lecture : Actes 4, 32-34 
Dans ce bref portrait de la jeune communauté chrétienne de Jérusalem, Luc insiste pour décrire l’organisation matérielle de celle-ci. Mise en commun des biens et distribution de subsides aux plus pauvres constituent les deux caractéristiques essentielles qui guident ces tout premiers chrétiens dans le rapport à ce qu’ils possèdent.
Ces pratiques de la première Église la mettent dans une situation de précarité ; à plusieurs reprises, il fut nécessaire que d’autres communautés lui viennent en aide matériellement.
Cet appauvrissement contribue à faire de l’Église de Jérusalem un signe de ce que sont toutes les communautés chrétiennes de par le monde et à travers les temps : un rassemblement fraternel, mettant le souci du pauvre au cœur de ses préoccupations, exprimant par sa pauvreté et sa prière sa vive attente du retour du Christ.

• Psaume 117, 2-4, 16a-18, 22-24 
Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit à jour de fête et de joie ! Cette acclamation contenue dans le fameux psaume 117 qui nous accompagne fréquemment durant le temps pascal, sonne particulièrement bien, effectivement, pour célébrer les jours de la résurrection. Puisque Jésus est relevé d’entre les morts, puisque ce dimanche, comme tous les dimanches, il apparaît à sa communauté (sous les espèces du pain et du vin, par sa Parole et dans le sacrement du frère) alors, aujourd’hui est bel et bien un jour de fête et de joie. Ainsi, cette journée est entièrement déterminée par la rencontre que le Seigneur Jésus nous propose.

• Évangile : Jean 20, 19-31 
En s’appuyant sur les Actes des Apôtres, le cycle annuel de la liturgie nous invite à distinguer le jour de la résurrection, et le jour de la Pentecôte, 50 jours après, au cours duquel l’Esprit Saint est donné aux apôtres. Dans l’Évangile de ce jour, l’apparition du Seigneur Ressuscité au Cénacle coïncide avec le don de l’Esprit Saint.
Cette différence s’explique par les perspectives théologiques propres à Luc et à Jean. Dans l’Évangile de ce jour, le récit nous montre que la vision du Ressuscité permet de le voir tel qu’il est, dans l’Esprit qui l’unit à son père. C’est pourquoi, selon Jean, l’apparition du Ressuscité coïncide avec l’expérience de l’Esprit.
Au cours de son ministère, Jésus prêchait la nécessité de vivre le pardon des péchés afin de se préparer, de se disposer, au royaume qui vient. Présent au milieu de ses disciples, par-delà la mort infligée, le Ressuscité atteste que le pardon qu’il enseignait est maintenant donné et peut être vécu. L’accueil dans la foi de cette présence du Ressuscité coïncide ainsi avec l’expérience du pardon, et donc avec l’expérience de l’Esprit qui reposait sur Jésus au cours de son ministère, ce même Esprit qui le relève d’entre les morts et qui par miséricorde nous associe à cette résurrection.

 


On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (1 Jean 5,1-6) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année B 2020-2021). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org