1° avril: Jeudi-Saint, Office de la Cène
 
 
"Il les aima jusqu'au bout"
 

• Première lecture : Exode 12, 1-8.11-14 
Parmi les prescriptions de la fête de Pâques, les Juifs sont invités à badigeonner les montants de la porte avec le sang de l’agneau immolé. Ce geste liturgique rappelle que les Hébreux ont été protégés de l’ange exterminateur frappant tous les premiers - nés de l’Égypte.
Ainsi le sang versé de l’agneau pascal est une protection qui caractérise une dimension essentielle de l’alliance. Ce texte prend ainsi toute sa place dans notre liturgie du jeudi saint : avant de mourir, par la fraction du pain et la bénédiction de la coupe, Jésus se présente à nous comme l’agneau pascal dont pas un des os ne sera brisé et dont le sang, versé sur la croix, nous protège et nous vivifie.

• Psaume 115 (116b), 12-13, 15-16ac, 17-18 
Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? Pour répondre à cette question du psalmiste, lors de son dernier repas, Jésus nous offre, pour faire mémoire de lui, des gestes d’action de grâces. La fraction du pain et la bénédiction de la coupe disent à Dieu notre reconnaissance. Reconnaissance pour le soleil et la pluie qui fécondent la terre et lui permettent de produire le froment et le vin qui constituent les nourritures des jours ordinaires comme des jours de fête. Reconnaissance pour nos frères humains, pour cette longue chaîne de personnes qui va du cultivateur à l’épicier du coin et qui nous permettent d’avoir sur la table le pain et le vin. Reconnaissance et action de grâces pour la vie quotidienne que chaque repas célèbre comme un don que l’on partage entre frères.

• Évangile : Jean 13, 1-15 
Pour l’évangéliste Jean, le geste du lavement des pieds que fit Jésus au cours de son dernier repas est au moins aussi important que la fraction du pain et la bénédiction de la coupe qu’il préfère ne pas raconter, supposant que cela est déjà connu de son lecteur.
Ce disciple bien-aimé qui avait la tête penchée sur la poitrine de Jésus, lui qui le connaissait par le cœur comme un ami cher, lui, Jean nous invite à faire mémoire de Jésus comme d’un esclave lavant les pieds des convives. Il s’agit d’une autre forme de mémorial : quand Jésus reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts, il ne sera pas assis sur un trône, il prendra un linge qu’il passera autour de ses reins, il viendra nous laver les pieds, il nous purifiera pour que nous passions à table avec lui. Et au cours de ce repas, c’est lui qui nous servira.



On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (1 Corinthiens 11,23-26) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année B 2020-2021). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org