28 mars: Dimanche des RAMEAUX
 
 
"Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur"
 

• Évangile avant la bénédiction des Rameaux : Marc 11, 1-10 
Hosanna ! C’est un des rares mots de la langue de Jésus que notre liturgie latine conserve. En chantant Hosanna, au cœur de la prière eucharistique, nous reprenons l’acclamation de la foule qui chantait ainsi lorsque Jésus descendit, juché sur un âne, le Mont des Oliviers.
Cette acclamation vient directement du Ps 117 par lequel le peuple de Dieu accueille et demande que soit béni un chef militaire de retour au temple après une victoire.
Ce mot hébreu est justement traduit par la traduction liturgique : Donne, Seigneur, donne le salut ! Ce cri liturgique est donc, tout à la fois, une louange et une supplication. L’histoire du peuple de l’alliance permet de savoir que notre Dieu est le Dieu qui nous sauve ; et nous l’acclamons pour cela. Mais pour cette même raison, nous lui demandons, nous le supplions, qu’il déploie encore sa puissance, aujourd'hui et demain.

• Première lecture : Isaïe 50, 4-7 
« Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. » Le prophète, ce disciple lointain d’Isaïe, est un homme passionné par la parole de Dieu. À une époque où les institutions telles que le temple, la royauté et le sacerdoce ne fonctionnent plus, ou guère, il ne lui reste qu’une seule chose pour connaître le Seigneur : se mettre chaque matin à son écoute !
Ce poème raconte la sobre expérience de quantité d’hommes et de femmes qui chaque matin se laissent prendre au joyeux labeur de l’écoute de la Parole de Dieu. Beaucoup de croyants de par le monde ont connu une telle situation spirituelle lors des divers confinements ou couvre-feu vécus ces derniers mois.
Les Évangiles se plaisent à nous raconter que Jésus aimait se tenir en prière ; dans ces moments de solitude, il écouta la parole de son Père ; il y puisa la force de vivre et d’endurer sa passion.

• Psaume 22, 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a 
Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? Cette prière est montée aux lèvres de tant d’hommes et de femmes à travers l’histoire humaine ! Jésus aussi l’a faite sienne. Par l’intermédiaire du psalmiste, son Père lui prépara la voie pour qu’il puisse épouser la prière de tous les abandonnés de la terre. C’est déjà une réponse adressée à ces derniers. En effet, nous savons que Dieu sait ce que nous éprouvons quand nous lui disons être abandonnés de lui.

• Évangile : Marc 14, 1 – 15, 47 
Le récit de la passion selon Saint- Marc s’ouvre par un épisode que d’autres évangélistes (Luc et Jean) relatent en d’autres circonstances ; peut-être même cet épisode s’est-il produit plusieurs fois, mais c’est à ce point-là de son récit que Marc (tout comme Matthieu) veut nous le raconter. Il s’agit du geste de la femme qui exprime sa reconnaissance envers Jésus en lui versant du parfum sur la tête. Aujourd’hui, comme à l’époque, ce geste intrigue, dérange.
Jésus lui-même en donne la signification : il s’agit d’une prophétie selon laquelle il ne sera pas l’objet des rites funéraires traditionnels, comme une prophétie de sa résurrection.
Cela ne nous dit pas que Jésus connaît tous les moindres détails de ce qui lui advient ; mais s’il sait qu’il est livré aux mains des hommes violents, il sait également qu’il n’est pas abandonné par la main du Père qui le soutient toujours de sa force.
En nous rapportant ce récit, Marc nous met, comme à maintes autres reprises, face à la liberté de Jésus qui accepte de mourir pour nous associer à sa résurrection.



On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (Philippiens 2,6-11) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année B 2020-2021). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
Monastère Ste Catherine, Sinaï.
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org