21 mars: 5° dimanche de Carême
 
 
"Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruits"
 

• Première lecture : Jérémie 31, 31-34 
Ce texte porte le nom d’oracle de la nouvelle alliance ; c’est le seul texte de la Bible hébraïque qui comporte cette expression, si importante pour nous chrétiens puisque nous la retrouvons dans les paroles de la consécration prononcée par le prêtre sur la coupe.
Le prophète Jérémie compose ce texte après que les Babyloniens aient ruiné Jérusalem, le temple et qu’ils aient emmené le roi et les élites en déportation. C’est donc un texte plein d'espérance : Dieu va faire quelque chose de neuf à partir de cette catastrophe. Cette nouveauté se caractérise par trois composantes principales :
•     La loi sera intériorisée, écrite dans le cœur. Elle ne s’imposera pas durement comme une contrainte, sans avoir été comprise ni assimilée.
•     Cela sera possible parce que tous auront cette connaissance intime de Dieu : chacun des membres du peuple, quel que soit son rang, pourra vivre et goûter cette intimité que procure la parole du Seigneur.
•     Une telle expérience repose sur la miséricorde et le pardon : Dieu ne se souvient plus de nos fautes mais de sa promesse envers son peuple, à laquelle il se montrera fidèle.
Cette promesse nous invite à ne pas chercher dans le passé les traces de la fidélité de Dieu, mais à les attendre dans l’avenir.

• Psaume 50 (51) 
Cette célèbre demande de pardon implore que Dieu créé un cœur pur. Pour que la loi puisse être gravée dans le cœur de chacun, il n’est pas possible d’avoir un cœur de pierre ; il convient d’avoir un cœur de chair, comme nous le dit le prophète Ézéchiel. Ici le psalmiste parle d’un cœur pur, dépouillé de toutes aspérités qui empêcheraient à la parole de Dieu d’y résonner en parfaite harmonie.

• Évangile : Jean 12, 20-33 
Quelque temps avant son arrestation, Jésus montre la liberté avec laquelle il s’engage dans sa passion, jusqu’à la mort. Pour lui, tout cela a du sens. Pour nous le dévoiler, il prend cette belle image de la semence qui doit tomber en terre et y mourir afin de porter du fruit. Jésus sait qu’il va mourir ; pareillement il sait que cela portera du fruit : le Père le glorifiera.
Glorifier, cela signifie, en un premier sens, donner du poids, de l’importance. En relevant son Fils d’entre les morts, le Père manifeste qui est Jésus à ses yeux, son Fils, l’éternel engendré ; il nous permet également, de participer à cette relation filiale
Ce faisant, il atteste aussi de la liberté de Jésus. En faisant entendre sa voix, Il glorifie le Fils dès avant la résurrection et dans le fruit qu’il porte, c’est-à-dire les disciples qui par lui croient au Nom de Dieu.
Ainsi, à notre tour nous glorifions le Fils, faisant connaître qui il est réellement, Lui que le Père a revêtu de gloire d’éternité et de lumière.



On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (Hébreux 5,7-9) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année B 2020-2021). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org