7 février: 5° dimanche du temps ordinaire
 
 
"Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies."
 

• Première lecture : Job 7, 1-4. 6-7 
Le livre de Job est connu, à juste titre, pour être le cri de l’homme souffrant qui monte vers Dieu ; il se termine par une rencontre inattendue entre Job et Dieu qui permet à Job de recouvrer la bénédiction divine.
En parcourant les poèmes qui constituent le livre de Job, le lecteur trouve des expressions ciselées pour décrire le drame de l’humanité souffrante. La lecture de ce jour en est un bel exemple.
Le temps qui passe pèse sur celui dont le travail ne permet pas de faire du repos nécessaire un véritable temps de loisirs, encore moins un temps qui offre du sens à l’existence. Cette usure du temps qui file sans signification, vient mordre la chair. Mais c’est dans cette chair souffrante que Job pourra voir son rédempteur, son sauveur, Dieu lui-même… (cf. Job 19, 25-27).

• Psaume 146 (147a) 
Ce psaume de louanges permet de recevoir la réponse que Dieu donne à la supplication de Job, et avec ce dernier à celle de toute l’humanité. Chacune de créatures de Dieu est un être unique, qu’il s’agisse des étoiles hautes dans le ciel comme de la plus petite bestiole sur la terre. Or, le Seigneur qui nomme les étoiles est étonnement capable de se pencher pour accueillir la plainte qui monte vers lui. Savoir que Dieu nous écoute constitue déjà une première réponse.

• Marc 1, 29-39 
Autour de Jésus, quantité de malades s’approchent : sa présence fait du bien ! Elle panse les plaies de la chair, cette chair altérée par la morsure du temps (cf. la première lecture).
Deux attitudes se dessinent face à Jésus lui-même : celle de Pierre qui veut le retenir ; or, la présence de Jésus n’est bénédiction que dans la disposition à la partager ; d’où l’impératif qui tombe sur Paul que la deuxième lecture nous le fait apercevoir.
L’autre attitude est celle de la belle-mère de Pierre. Propriétaire d’une maison à Capharnaüm, à un pâté de maisons de la synagogue où eut le miracle dont nous écoutions le récit la semaine dernière, elle permit à Jésus de faire de cette demeure son lieu de repos. Bénéficiaire de la présence de Jésus, elle offre ce qu’elle peut pour que Jésus soit présent au plus grand nombre. Telle est la signification que recouvre le verbe servir employé dans ce récit.
Marc aurait pu dire : la fièvre la quitta, et elle l’accueillit ! Le choix du verbe servir, même s’il heurte quelque peu, annonce les autres usages de ce même verbe tout au long de l’Évangile : servir est constitutif de la vie du disciple de Jésus Mc 10, 43-45 : Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude.
Ce verset montre que le service est une disposition intime de Jésus lui-même. Le service qu’il est venu rendre c’est de la libération du péché et le don de la vie éternelle. Le disciple serviteur accepte de prendre les mêmes dispositions intérieures pour poursuivre aujourd'hui et demain le service que Jésus rendit une fois pour toutes à l’humanité.



On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (1 Corinthiens 9, 16-19. 22-23 ) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année B 2020-2021). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
Jérusalem: l'esplanade des mosquées
 
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La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org