31 janvier: 4° dimanche du temps ordinaire
 
 
" Il enseignait en homme qui a autorité "
 

• Première lecture : Deutéronome 18, 15-20 
Que se passera-t-il après la mort de Moïse ? Cet homme de Dieu fut l'intermédiaire entre le Seigneur et son peuple. Grâce à lui, le peuple put recevoir le décalogue et toutes les autres paroles de l’alliance ; aussi, grâce à Moïse, le peuple, acceptant l’alliance ainsi proposée, put devenir le peuple de Dieu, protégé et accompagné par la bénédiction divine.
À travers Moïse c’est au peuple tout entier que Dieu fait cette promesse : il y aura un prophète au milieu d’Israël pour qu’il puisse entendre de génération en génération la parole que Dieu lui adresse, c’est-à-dire la bénédiction ainsi promise.

• Psaume 94 (95) 
Puisque Dieu ne cesse de parler à son peuple, chaque jour il faut que le peuple renouvelle l’engagement à écouter cette parole. Et Dieu l’interroge chaque matin : aujourd’hui, écouterez-vous ma parole ? On pourrait même dire qu’un jour qui passe est un jour donné pour écouter la parole ; à moins que ce ne soit la parole donnée qui détermine le jour d’aujourd'hui, qui devient ainsi l’espace ouvert et proposé pour répondre à l’unique parole de Dieu.

• Évangile : Marc 1, 21-28 
Dimanche dernier, l’Évangile nous faisait éprouver la force et la soudaineté avec laquelle se déploie la puissance de l’Évangile. Marc continue de nous faire méditer dans cette direction. Pour cela il nous présente Jesus faisant un miracle dans une synagogue. L’Évangile est bel et bien une puissance qui se déploie dans le cœur de ceux qui l’écoutent et libère de tous les obstacles qui empêchent de l’entendre. Par cet enseignement et ce miracle, Jésus se révèle être le prophète qui reprend l’œuvre de Moïse afin de renouveler Israël dans l’alliance. Jésus est non seulement celui qui parle au nom de Dieu, mais celui qui rend possible l’écoute de la parole de Dieu.
Le premier mot au discours direct que Jésus prononce dans l’Évangile selon Saint-Marc est : silence (Mc 1, 25). Jésus n’est pas venu imposer le silence ; il est venu nous poser dans le silence qui nous permet de rejoindre la parole originelle, celle par laquelle Dieu nous a fait advenir à l’existence. La parole de l’Évangile permet de rejoindre ce point de l’être dans lequel nous éprouvons notre radicale dépendance, notre contingence disent les philosophes : nous n’existons pas en dehors de la main de Dieu qui nous soutient, l’Évangile nous fait éprouver que cet état est une bonne chose.
C’est bien cette expérience que relatent les foules quand elles disent que la parole de Jésus est une parole d’autorité. Elle nous autorise à vivre dans ce total abandon entre les mains du Père. Le célibat dont Paul parle dans la deuxième lecture est un chemin pour vivre cela.



On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (1 Corinthiens 7,32-35) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année B 2020-2021). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org