24 janvier: 3° dimanche du temps ordinaire
 
 
" Ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui."
 

• Première lecture : Jonas 3, 1-5. 10 
Jonas est un prophète qui ne comprend pas bien ce que Dieu lui demande et même parfois refuse carrément d’obéir (cf. Jon 1). Pourtant le message qu’il annonce n’est pas sans effet : sur son passage, les marins sont saisis de crainte envers le Seigneur et lui offrirent des sacrifices (Jon 1, 16). Pareillement, dans cette première lecture, le prophète n’a pas le temps de traverser Ninive, la grande ville païenne par excellence, que déjà tous les habitants se convertissent, se détournent de leur méchanceté et se tournent vers le Seigneur.
Dans l’Évangile, quand Jésus parle du signe de Jonas, il désigne cette capacité de la Parole de Dieu à atteindre les destinataires les plus inattendus : les pauvres, les exclus, les païens.

• Psaume 24 (25), 4-5ab, 6-7bc, 8-9 
Ce psaume est la prière de celui qui se met à l’écoute de la Parole, qui ouvre sa Bible pour l’étudier, pour la méditer. Par cette prière, il demande que la parole de Dieu lui permette de trouver un chemin de conversion. Quelles que soient les errances ou les injustices du passé, le psalmiste demande que le Dieu de toutes miséricordes, par sa parole, lui trace un chemin droit, c’est-à-dire un chemin où l’on marche dans la droiture et la justice.

• Évangile : Marc 1, 14-20 
Dans l’Évangile de Marc, cette scène est la toute première où l’on voit Jesus en activité. Il annonce cette plénitude des temps, ce que dans la deuxième lecture de ce jour, Paul appelle le temps concentré.
Le premier effet de ce message est manifeste dans l’appel des quatre premiers disciples. Il faut reconnaître que ce récit va très vite : Marc nous présente cela comme se produisant en un instant. Un lecteur plus habitué de l'Évangile sait que Pierre et André ont déjà rencontré Jésus sur les bords du Jourdain (Jn 1), tous deux disciples de Jean le Baptiste. Mais justement Marc refuse cette mention qui nous permettrait de mieux comprendre. Il montre la force et la puissance de la Parole de Dieu, telle que la première lecture nous l’a déjà fait entrevoir.
Cette rencontre se passe en quatre temps consécutifs et peut importe la durée dans laquelle ils s’inscrivent : Jésus passe, il voit, il appelle et les disciples suivent. Toute rencontre avec Jésus se déroule sur ce schéma. Aussi, outre nous donner ce sentiment de soudaineté et donc de puissance de l’Évangile, ce récit nous offre une grille pour relire, mieux accueillir et comprendre notre histoire avec Jésus-Christ.
Un jour il est passé dans nos vies : ses disciples, ses amis, nous ont parlé de lui. Un jour cette parole sur Jésus est devenue un regard qu’il pose sur nous : nous avons éprouvé à ce message de quel amour nous sommes aimés. Et puis nous avons compris que cet amour était un appel, un appel à changer nos vies, mais surtout à vivre en plénitude ; Paul nous en parle dans la deuxième lecture : pas nécessairement changer nos activités, mais transformer notre manière de vivre. Et puis nous avons répondu… La preuve : nous sommes là et nous voulons aller plus loin dans cette histoire d’alliance avec le Seigneur Jésus. Marc nous promet qu’en allant plus loin dans la lecture de son récit nous irons plus avant dans la relation avec Jesus-Christ Fils de Dieu.



On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (1 Corinthiens 7,29-31) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année B 2020-2021). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org