8 novembre: 32° dimanche ordinaire
 
 
"Voici l'époux, sortez à sa rencontre"
 

• Première lecture : Sagesse 6, 12-16 

Dans le monde juif, la sagesse n’est pas d’abord une notion intellectuelle, mais elle consiste essentiellement à savoir prendre les bonnes décisions au bon moment afin de devenir plus humain. Notre passage insiste pour dire qu’une telle capacité est un don de Dieu mais qu’elle exige cependant d’être cherchée. Paradoxe de la sagesse mais également de toute vie spirituelle qui n’est vécue en plénitude que par ce mélange d’ascèse et d’accueil.
Il faut, pour recevoir la sagesse, à la fois se lever tôt comme pressé de rencontrer une amie et simultanément savoir se laisser trouver par elle.

• Psaume 63 (62), 2, 3-4, 4-6, 7-8 

Ce psaume est le chant de celui qui se lève tôt et attend, dès avant l’aube, les bienfaits de Dieu qui seuls donnent sens à l’existence. Pour vivre cette attente amoureuse, une seule chose est possible : se souvenir des rencontres passées dans lesquelles Dieu est venu à notre rencontre : dans la nuit je me souviens de toi et je reste des heures à te parler.

• Évangile : Matthieu 25, 1-13 

À la toute fin de son enseignement, Jésus offre trois paraboles à ses disciples pour les aider à se positionner justement à l’égard de son message. Ce dimanche, nous entendons la première d’entre elles. Dans cette histoire il s’agit d’être prêt au moment opportun.
La scène que décrit Jésus correspond exactement à la manière dont étaient vécus les mariages de l’époque. Pendant que les pères des fiancés renégociaient la dot dans la demeure du père du fiancé, la fiancée elle-même était apprêtée dans l’attente que son fiancé la rejoigne et la conduise dans leur future demeure commune où était donné le banquet. Le fait d’entrer ensemble dans leur demeure constituait l’acte essentiel de la fête. Bien évidemment, un cortège de compagnes et compagnons était requis pour acclamer les amoureux ! Parfois l’époux tardait : les pères mettaient du temps pour négocier la dot ; on ne va pas laisser partir ces enfants si facilement. Tout cela n’était qu’un jeu : tout avait déjà été arrangé préalablement. Mais il fallait quand même que les cortèges soient équipés de lampes pour une arrivée nocturne de l’époux.
Pourquoi n’est-il pas possible de partager l’huile ? Sûrement parce que l’agencement d’une lampe requiert un minimum d’huile pour fonctionner et qu’à trop vouloir répartir l’huile, aucune lampe ne peut plus fonctionner.
Et c’est là que la parabole de Jésus vient nous interroger : suis-je prêt à l’accueil de l’époux ? N’est-ce pas moi cette femme qui n’a pas pris assez d’huile pour accueillir Celui qui vient ?
Quand le règne de Dieu sera inauguré, est-ce que je l’attendrai ou bien me prendra-t-il par surprise ? Quand Jésus, l’époux de l’Église, viendra, est-ce que je désirerai sa présence ? Un tel désir, une telle espérance, si nous pouvons et nous devons la partager aujourd’hui, au moment où le Seigneur sera là, nous la désirerons ou pas ; ce sera trop tard pour y réfléchir…




On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (1 Thessaloniciens 4,13-18) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année A 2019-2020). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org