27 septembre: 26° dimanche ordinaire
 
 
"S'étant repenti, il y alla"
 

• Première lecture : Ezéchiel 18, 25-28

Le prophète Ézéchiel est convaincu que si le méchant se détourne de sa méchanceté, Dieu le fera vivre : Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant – oracle du Seigneur Dieu –, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ? (Ez 18, 23). Mais pareillement, si le juste se détourne de sa justice, il en paiera les conséquences.
La réaction du peuple ne se fait pas attendre : « C’est pas juste » ! En fait nous réagissons semblablement : nous pensons que si la justice que nous avons pratiquée, et si les actes de justice que nous avons posés ne donnent pas droit à l’Alliance et la vie, alors ce n’est pas juste.
Comme la parabole de l’Évangile de dimanche dernier, nous sommes amenés à aimer la miséricorde. Les actes de justice ne s’accumulent pas comme des points qui donnent des droits : il nous faut entrer dans les raisons de l’agir même de Dieu qui est juste parce qu’il tient ferme, pour l’éternité, les promesses de vie qu’il nous adresse ; même au prix d’une crucifiante miséricorde.

• Psaume 24 (25), 4-5ab, 6-7, 8-9 

Dans la tradition juive, ce psaume est lu pour ouvrir le temps d’étude et de médiation des Écritures. Celui qui se penche sur la parole de Dieu demande à être conduit dans la vérité et à connaître la route que le Seigneur lui trace.
Cette dernière est reconnue comme étant un chemin de miséricorde qui non content de pardonner, enseigne aux pécheurs le chemin de Dieu.

• Évangile : Matthieu 21, 28-32 

Dans cette courte parabole, Jésus nous met deux fils sous les yeux. Il est évident que nous sommes d’accord avec Jésus : il vaut mieux faire la volonté du Père, même avec retard…
L’application qu’en fait Jésus est choquante à bien des égards. Dans un premier temps, il affirme que les personnes de mauvaises vies, quelles qu’elles soient, qui se tournent vers Dieu, sont accueillies par celui-ci. Déjà c’est rude, mais la première lecture nous a aidés à l’entendre. Ensuite il ajoute que ses auditeurs doivent se convertir… Nous ? Mais si nous sommes-là à l’écouter, n’est-ce pas que nous nous sommes déjà convertis.
L’erreur est de croire que la conversion est derrière nous : il n’en est rien. De même que pour l’unité telle qu’en parle Paul dans la deuxième lecture, elle est devant nous toujours à réaliser. Certes si l’on comprend la conversion au sens stricte comme un retournement, il est fait une fois pour toutes, ou alors nous serons des girouettes ! Mais si l’on comprend la conversion comme le renoncement progressif de toutes nos assurances pour n’avoir que le Christ comme appui, comme seul garant de l’éternité à laquelle nous sommes promis, alors, oui, la conversion est toujours à vivre. La fréquentation quotidienne du Seigneur Jésus ouvre un chemin progressif dans lequel nous n’avons jamais fini de le choisir plus profondément, plus simplement.



On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (Philippiens 2,1-11) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année A 2019-2020). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org