7 juin: Solennité de la Trinité
 
 
"Dieu a envoyé son Fils, pour que, par lui, le monde entier soit sauvé"
 

• 1° lecture : Exode 34, 4b-6. 8-9 :
Cet extrait du livre de l’Exode nous propose le récit d’une manifestation du Seigneur, le Dieu unique. L’épisode se situe après l’idolâtrie du veau d’or (Ex 32) et l’intercession de Moïse pour que le Seigneur renonce à effacer son peuple de la surface de la terre et qu’il accepte de l’accompagner encore sur la route de la terre promise (Ex 33). Ainsi Moïse monte-t-il une seconde fois sur le Sinaï pour y recevoir à nouveau les tables de la loi, les premières ayant été détruites.
En se révélant à Moïse, le Seigneur se présente comme le Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité. Une telle affirmation est fréquemment reprise dans les psaumes et par les prophètes. Elle est une révélation de l’être de Dieu, non seulement de son agir.
Lorsqu’une alliance est conclue entre deux personnes, elles se promettent amour et vérité ; par ces termes elles s’engagent à tenir les engagements qu’elles ont pris dans cette alliance mais aussi à tout mettre en œuvre pour que les partenaires puissent être fidèles à ce contrat.
Ainsi, il est naturel que Dieu agisse avec amour et vérité en établissant et tenant ferme l’Alliance avec son peuple. Il est amour et vérité. Dans son agir, Dieu révèle ce qu’il est.

• Cantique de Daniel 3 :
Pour louer le Dieu unique et trois fois saint, la liturgie nous donne un extrait du cantique des trois enfants. Mis à mort par le roi Nabuchodonosor, et ainsi jetés dans la fournaise, ils sont protégés par l’Ange du Seigneur et chantent alors la louange de Dieu. Ils le bénissent, c’est-à-dire qu’ils disent du bien de ce Seigneur qui les protège contre les puissants de ce monde ; ils le louent, c’est-à-dire qu’ils déclarent le mettre au-dessus de tout ; ils lui rendent gloire, c’est-à-dire qu’ils confessent la lumière et la sainteté de son être.

• Évangile : Jean 3, 16-18 :
Il est bon de lire ces trois versets de l’Évangile selon Saint-Jean ! Ils expriment simplement notre foi en Celui que le Père a envoyé. Il est venu pour le salut !
Ce terme appartient au monde du voyage : être sauvé c’est arrivé à destination malgré les dangers auxquels il a fallu échapper. Ainsi avec la mort et la résurrection du Fils avons-nous la certitude d’être conduits à bon port, d’arriver au Royaume annoncé par Jésus, d’entrer dans la plénitude de la communion divine.
Dès lors, la foi en l’amour de Dieu fait que la rencontre avec notre Seigneur n’est plus un jugement mais un baptême de feu qui nous élève jusqu’à la sainteté de Dieu. Par la foi nous sommes déjà jugés, c’est-à-dire déjà sauvés : nous sommes pris dans ce puissant élan de sanctification qui nous prépare à la communion avec les trois personnes divines.
Et celui qui ne croit pas ? Le texte nous dit qu’il est déjà jugé. Cela concerne ceux qui refusent de croire après avoir entendu la bonne nouvelle comme telle. Il s’agit pas de ceux qui n’ont jamais entendu parler de Jésus, le Fils envoyé du Père, il ne s’agit pas non plus de ceux qui en ont entendu parler mais qui n’ont jamais pu accéder à la vérité de l’incarnation du Fils.
Dieu nous aime trop pour ne pas prendre au sérieux la réponse que nous lui adressons. La foi en la Trinité est indispensable pour rendre compte de cela. Dieu est communion d’amour de toute éternité, notre refus de croire n’altère pas son être. Mais il attend amoureusement notre libre réponse.



On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (2 Corinthiens 13,11-13) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année A/ 2019-2020). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org