17 mai: 6° Dimanche de Pâques
 
 
"Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur"
 

• 1° Lecture : Actes 8, 5-8.14-17 :
La Samarie, où se déroule le récit de la première lecture, est une région située au nord de Jérusalem. Conformément aux consignes laissées par le ressuscité le jour de l’Ascension (Ac 1, 8), les disciples de Jésus s’y rendirent pour y porter la Bonne Nouvelle. C’est le diacre Philippe (cf. Ac 6, 5) qui vint offrir cette première annonce ; il y baptisa, comme cela s’était fait à Jérusalem le jour de la Pentecôte, ceux qui voulaient se convertir pour vivre dans l’attente du Jour du retour Seigneur. Les apôtres Pierre et Jean vinrent confirmer cette fondation.
Comme au temps de Jésus, les personnes qui sont ainsi exposées à la puissance de l’Évangile et de l’Esprit sont libérées, libérées des esprits impurs. Elles sont ainsi dégagées de tout ce qui les empêche d’être elles-mêmes. Un esprit impur est en effet, comme un faux souffle qui perturbe l’harmonie de l’esprit, de l’âme et de la chair. La résurrection de Jésus est une re-création de la personne en la restaurant dans l’équilibre des éléments qui la constituent.

• Psaume 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20 :
Ce psaume de louange reprend les éléments constitutifs de l’Exode pour décrire l’œuvre de Dieu aujourd’hui. La résurrection de Jésus, comme autrefois pour son peuple Israël, nous fait à nouveau passer la mer Rouge à pied sec, elle nous ouvre la route du désert vers le Terre Promise. Ainsi le psalmiste peut-il raconter le bien que Dieu fit pour lui.
C’est ainsi que le récit de l’Exode joue son rôle de récit fondateur. À travers le récit des interventions divines par lesquelles Dieu établit Israël comme son peuple premier-né, chacun peut trouver les mots avec lesquels narrer sa propre histoire spirituelle, et pour nous baptisés, dire le bien que Dieu nous fait en nous proposant son Alliance de résurrection.

• Évangile : Jean 14, 15-21 :
Nous poursuivons la lecture du discours d’adieu que fit Jésus à ses disciples. Le discours d’adieu devient maintenant testament, promesse qui vaut par-delà la mort.
Jésus promet d’envoyer un défenseur à ses disciples. Ce terme est à prendre dans son sens juridique : un défenseur est un avocat qui plaide en faveur de l’accusé. Pourquoi dit-il un autre défenseur ? Parce qu’il en est un lui-même, comme l’évangéliste Jean le rappelle dans sa première lettre : Jésus lui-même est notre défenseur, notre avocat (1 Jn 2, 1).
Ces éléments doivent nous aider à comprendre que nous n’avons rien à craindre du jugement : le Juge désigné et établi par le Père par la puissance de la résurrection s’est fait notre avocat et nous en envoi un autre.
Ce défenseur est nommé Esprit de Vérité : aucun avocat ne se risque à plaider contre la vérité et celle-ci est révélée dans la personne de Jésus. Aussi, est-ce en voyant Jésus établir en son corps la vérité de l’amour du Père dont nous sommes aimés que se trouve établie la vérité de notre existence humaine, et non pas dans les accusations qui peuvent peser sur nous.
Le commandement de l’amour trouve ici son enracinement : il s’impose au croyant comme étant la plénitude de la résurrection en lui. Souvent, il arrive aux baptisés de faire rivaliser foi en la résurrection et commandement de l’amour. Ce texte nous impose de méditer que ces deux éléments essentiels de la vie chrétienne ne sont que les deux faces d’une même médaille.
C’est en contemplant Jésus, en lisant sur son corps les signes de la fidélité du Père, que nous nous exposons à l’Esprit promis, Esprit de vérité et d’amour.




On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (1 Pierre 3,15-18) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année A/ 2019-2020). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org