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"On viendra de l'orient et de l'occident prendre place au festin"
 

• 1ère lecture : Isaïe 66, 18-21
Après le prophète du 8ème siècle et les oracles d’un deuxième « Isaïe » (40-55), un troisième personnage se manifeste dans les premières décennies qui ont suivi le retour de Babylone.
L’exil a élargi les mentalités : le monde hors de la terre d’Israël est devenu un lieu concevable pour mener une vie conforme à ce que Dieu demande. La diaspora est dès lors un moyen d’annoncer que Dieu entend rassembler le monde dans son nouveau centre : Jérusalem.
La tradition chrétienne naissante va se saisir de ce texte pour étayer son action : d’abord il y a l’envoi en mission : Allez ! De toutes les nations faites des disciples (Mt 28,19), puis le retour à Sion, autour du trône de l’agneau : Voici une foule immense (…) debout devant le Trône et devant l’Agneau (Ap 7, 9). C’est dans ce mouvement que nous sommes appelés à prendre notre place. 

• Psaume 116,1-2
Cette hymne, la plus courte du livre des psaumes, élargit la louange à l’universel. La terre entière est appelée à exulter.  Aussi convaincus que le psalmiste de l’amour fidèle de Dieu, louons-le et transmettons l’invitation.

• Évangile : Luc 13, 22-30
À la suite de Jésus, nous avons pour tâche, tout au long de notre chemin de vie, d’enseigner l’Évangile. Il s’agit moins d’un discours que d’une existence menée humblement dans la durée, au nom de la foi qui nous anime. Moins risqué qu’une croisade, c’est pourtant plus exigeant : « L’Église doit s’insérer dans tous les groupes humains du même mouvement dont le Christ lui-même, par son incarnation, s’est lié aux conditions sociales et culturelles déterminées des hommes avec lesquels il a vécu » (Vatican II, Ad Gentes, 10).
Mettre en œuvre ce que nous sommes chargés de transmettre, c’est d’abord franchir l’étroit passage qui nous conduit en nous-mêmes, pour y puiser aux sources de notre humanité, dans le trésor que le Christ y a déposé ; c’est ensuite trouver notre place et nous y tenir.
L’annonce devient alors invitation, à l’instar de celle de Jésus aux premiers disciples : Venez, et vous verrez (Jn 1, 39).
Notre responsabilité nous demande, même si c’est du dernier rang, de faire connaître nos convictions et de les faire valoir sans crispation, mais sans hésitation, quand bien même, au regard du résultat, nous avons l’impression que Dieu se tait. Coulons-nous alors dans son silence et laissons-le faire.
« Au fond de notre puits, qu’est-ce que nous allons trouver ? » Il m’a regardé mi-rieur, mi-chagriné : « Tout de même, il y a si longtemps que nous marchons ensemble et tu me poses encore cette question ! … C’est l’eau de Dieu. » Christian de Chergé, moine de Tibhirine.




On trouvera des pistes d'approfondissement pour la deuxième lecture (Hébreux 12,5...13) ainsi que de brèves citations d'auteurs spirituels d'hier et d'aujourd'hui dans les Fiches Dominicales (Année C/ 2018-2019). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en œuvre et des pistes pour l'homélie.
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org