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Lectio Divina
Lectio Divina d'Isaïe, chapitre 9
Commentaire au fil du texte
 
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Un exemple de "Lectio Divina" (ou "Lecture croyante" ou "Lecture sainte) à partir du chapitre 9 d'Isaïe
 
Observer le texte, pas à pas

1- Strophe par strophe, repérons les verbes. À quel temps sont-ils conjugués ? Passé, présent, futur ... Un mouvement se dégage du texte. Lequel ?

2- Regardons les personnages. Si le personnage central semble être ''l'enfant'' royal, il n'est pas pour autant le personnage principal !
- À qui le poète parle-t-il aux v.2 et 3 (il le nomme à la fin du v.6) ? Qu'a-t-il fait dans le passé ? Que fait-il aujourd'hui ? Que fera-t-il demain ? Observons comment le poète parle parfois de lui et parfois à lui.
- Quels sont les autres personnages, singuliers ou collectifs, nommés ou évoqués ? Repérons ce qui change pour chacun d'eux. on peut s'aider 1) des oppositions d'images, des temps des verbes, 2) de la manifestation des sentiments
- Qu'apprenons-nous sur ''l'enfant'' ? Par qui est-il donné ? À qui ? Qu'attend le peuple de lui ? (Regardons les verbes au futur qui expriment cette attente) Essayons de comprendre les titres extraordinaires qui lui sont attribués.

3- Regardons dans la Bible. Ce poème chante une figure royale. Que percevons-nous du rôle du roi ? (rôle à l'extérieur vis-à-vis des autres nations ; rôle à l'intérieur vis-à-vis du peuple , rôle vis-à-vis de Dieu). Dans l'histoire, cela a-t-il été mis en pratique ? Feuilletons le 2e Livre des Rois et relevons l'opinion de son auteur sur les rois d'Israël et de Juda. D'après ce que nous savons de son identité, le ''Prince de la Paix'' célébré par Isaïe a-t-il accompli sa mission ?

Méditer (une méditation possible, mais il y en a tant d'autres !)

Le vieux monde, attaché aux ténèbres, est un monde de violence. De l'Égypte à Madiân et à l'Assyrie, les coups de bâton pleuvent, les cultures sont pillées, les soldats versent le sang. Dans le peuple de Dieu lui-même, il arrive au frère de haïr le frère.

''Un pauvre crie et le Seigneur entend'' dit un psaume. Quelqu'un a dû crier puisque l'amour brûlant du Seigneur a répondu. il s'est choisi un homme pour que s'étendent la justice et le droit, la paix et la fraternité. Pour cette action, cet avenir ouvert, cette lumière qui se lève, il faut le louer. Le Seigneur n'a pas fini de nous étonner. À cet homme maintenant de devenir ce qu'il est. Sa mission est tout entière dans ses noms de règne. La parole du prophète la lui rappelle. Or cette parole ne peut pas échouer. Si le roi a pu décevoir, les chrétiens proclament que, plus tard, un roi de toute douceur, Jésus - le fils unique de Dieu -, ne décevra pas. En tuant la haine sur la Croix, il devient notre paix définitive.

Prier (après un temps de silence, en ces mots ou en d'autres !)

Nous te remercions, Père, Toi qui nous as donné ton fils. Il est mort sur la Croix, brisant le mur de la haine. Tu l'as ressuscité et exalté par ta droite comme Prince et Sauveur. Permets que nous soyons des membres actifs de ton royaume. Que le droit et la justice règnent sur cette terre ! Que la bonne nouvelle de ton salut soit annoncée à tous les hommes !
C'est toi, Seigneur, qui nous as choisis Tu nous appelles tes amis
Fais de nous les témoins de ton amour.


Complément sur Isaïe 9 :
''Au fil du texte'' et ''Questions pour lire''
 
Is 9
1Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre, une lumière a resplendi.
2Tu as fait abonder leur allégresse, tu as fait grandir leur joie. Ils se réjouissent devant toi comme on se réjouit à la moisson, comme on jubile au partage du butin.
3Car le joug qui pesait sur lui, le bâton à son épaule, le gourdin de son chef de corvée, tu les as brisés comme au jour de Madiân.
4Tout brodequin dont le piétinement ébranle le sol et tout manteau roulé dans le sang deviennent bons à brûler, proie du feu.
5Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné. La souveraineté est sur ses épaules. On proclame son nom  : « Merveilleux - Conseiller, Dieu - Fort, Père à jamais, Prince de la paix. »
6Il y aura une souveraineté étendue et une paix sans fin pour le trône de David et pour sa royauté, qu'il établira et affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours - l'ardeur du SEIGNEUR de l'univers fera cela.
7Le Seigneur a lancé une parole contre Jacob, elle tombe sur Israël.
8Le peuple tout entier en aura connaissance, Ephraïm et l'habitant de Samarie qui dit dans sa fierté et son orgueil  :
9« Les briques sont tombées, nous bâtirons en pierres de taille, les sycomores sont abattus, nous mettrons des cèdres à la place. »
10Le SEIGNEUR a dressé contre lui les ennemis - de Recîn -, il a excité ses adversaires,
11Aram à l'orient, les Philistins par-derrière et ils ont dévoré Israël à pleine gueule. Mais avec tout cela, sa colère ne s'est pas détournée et sa main est encore étendue.
12Et le peuple n'est pas revenu à celui qui le frappait, ils n'ont pas cherché le SEIGNEUR de l'univers.
13Alors le SEIGNEUR a coupé en Israël tête et queue, palme et roseau, en un seul jour :
14l'ancien et le dignitaire, c'est la tête, le prophète qui enseigne le mensonge, c'est la queue.
15Les guides de ce peuple l'ont égaré et ceux qu'ils guidaient ont été engloutis.
16C'est pourquoi le Seigneur ne sera pas favorable à ses jeunes gens, il n'aura pas pitié de ses orphelins et de ses veuves, car ils sont tous impies et malfaisants, et toutes les bouches répètent des propos insensés. Mais avec tout cela, sa colère ne s'est pas détournée et sa main est encore étendue.
17Car la méchanceté brûle comme un feu qui dévore épines et ronces et enflamme les taillis de la forêt, tandis que s'élèvent des colonnes de fumée.
18Par l'excès de la colère du SEIGNEUR de l'univers, le pays est ébranlé, et le peuple devient comme la proie du feu : nul n'épargne son frère.
19On taille à droite et on a encore faim, on dévore à gauche et l'on n'est pas rassasié, chacun dévore la chair de son bras.
20Manassé dévore Ephraïm, et Ephraïm Manassé, ils s'unissent contre Juda. Mais avec tout cela, sa colère ne s'est pas détournée et sa main est encore étendue.
21Manassé dévore Ephraïm, Ephraïm Manassé, Et ensemble ils fondent sur Juda. Malgré tout cela, sa colère ne s'apaise point, Et sa main est encore étendue.
Is 9
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org