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Disciples de Jésus
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Evangile de Marc
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Prendre sa croix
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Baudoz Jean-François
Prendre sa croix. Jésus et ses disciples dans l'Évangile de Marc
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Prendre sa croix. Jésus et ses disciples dans l'Évangile de Marc
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Par Jean-François Baudoz
 
Jean-François Baudoz
Prendre sa croix. Jésus et ses disciples dans l'Évangile de Marc
« Lire la  Bible » 154, Le Cerf, Paris, 2009, 145 p., 15 €

En se situant dans une perspective synchronique et en privilégiant l'approche narrative, ce livre présente l'Évangile de Marc comme théologie de la croix, celle de Jésus et celle du disciple. De ce point de vue, l'Évangile tout entier est la mise en récit de la grande affirmation paulinienne : « Je n'ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus Christ et Jésus Christ crucifié » (1 Co 2,2).

Cela apparaît dès le premier chapitre qui dessine les grandes lignes de Marc et sa structure, depuis le premier verset : « Commencement de l'Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu » jusqu'aux confessions de foi de Pierre à Césarée (« Christ ») et du centurion devant le Crucifié (« Fils de Dieu »).  Le second chapitre fait comme un bilan au sujet des disciples en Mc : aspects positifs et négatifs. Les faiblesses l'emportent, ce qui n'est pas sans rapport avec la théologie de la croix. Le troisième et le quatrième chapitres analysent en détail deux péricopes stratégiquement situées : en Galilée, à la fin de la première section, la guérison de l'homme à la main desséchée où déjà s'annonce la perte de Jésus (3,1-6) ; et au Temple de Jérusalem, dans la salle du trésor, l'obole de la veuve qui « jette toute sa vie », comme Jésus va donner la sienne (12,41-44). À partir - entre autres - de la confession de Césarée et du récit de la mort de Jésus le cinquième chapitre met en lumière la signification théologique de cette mort. Le sixième le prolonge en parlant de la croix du disciple.

Le dernier chapitre, un peu plus développé, porte sur la finale dite authentique de Mc : la péricope des femmes au tombeau, jusqu'à 16,8 : « Elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur. » Comment expliquer qu'un Évangile finisse aussi mal ? Contrairement aux apparences, c'est bien ici que s'achève l'œuvre de Marc, et non pas dans une hypothétique finale perdue. La peur des femmes rappelle la peur des disciples quand ils marchaient à la suite de Jésus (10,32) ; l'orientation vers la Galilée annonce que maintenant l'Évangile commence ; là le disciple doit suivre Jésus qui le « précède » et le lecteur est invité à s'identifier à ce disciple. (Paul Agneray)
Niveau de difficulté : aisé
 
 
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La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org