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Bach, Jean-Sébastien
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Ecriture Sainte
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Collectif
Suppl. au n° 161. Jean-Sébastien Bach, lecteur de l'Écriture
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Le présent Supplément est consacré à Jean-Sébastien Bach...
 
Depuis plus de quinze ans, bon nombre de Suppléments aux Cahiers Évangile présentent les regards divers qu'ont portés, au long des siècles, des interprètes chrétiens, mais aussi juifs, musulmans et parfois agnostiques, sur des péricopes choisies de la Bible. Si exégètes et théologiens occupent une place de choix, peintres, poètes, cinéastes et musiciens ne sont pas en reste.

Les Suppléments ont aussi présenté de grands commentateurs de l'Écriture (Origène, Jérôme) ou des périodes clés de l'exégèse (le Moyen Âge, les Réformes, l'invention de l'exégèse moderne aux XVIIe-XVIIIe siècles). Mais, là encore, ne doit-on pas faire place à des croyants qui ne sont pas des théologiens et des biblistes de métier;

Aujourd'hui, c'est à J.-S. Bach que notre numéro est consacré. Il mène le lecteur à travers quelques-unes de ses œuvres qui mettent en musique l'Écriture : cantates, passions et motet. On examine bien sûr comment s'articulent textes bibliques et cantiques produits par Luther et la Réforme, mais aussi - et surtout peut-être - comment la musique se fait exégèse, notamment au moyen du figuralisme. S'il ne prêche pas en musique, le Cantor de Leipzig, selon son dire, s'est « toujours donné comme but d'exécuter avec plaisir une musique sacrée bien réglée à la gloire de Dieu ».


 Auteurs : Michel Berder, Gérard Billon, Philippe Charru, Gilbert Dahan, Beat Föllmi, Annie Noblesse-Rocher, Jonathan Nubel.


Supplément au n° 161, Jean-Sébastien Bach, lecteur de l'Écriture, 112 pages, SBEV / Éd. du Cerf, 2012, 12 euros.


SOMMAIRE


• p. 3 – Une exégèse en musique ? (G. Dahan)
Après les Suppléments consacrés à Origène ou Jérôme, voici que Bach est à son tour convoqué en tant que « lecteur de l’Écriture ». Bien évidemment, Johann Sebastian Bach n’est pas un exégète au même titre qu’Augustin, Dom Calmet ou Paul Beauchamp ! Ou, du moins, son exégèse n’est pas une exégèse par les mots mais par la musique. Comment cela est-il possible ? >>>Extrait à lire


– Encadré : Quelle Bible lisait J.-S. Bach (A. Noblesse-Rocher) >>>Extrait à lire

• p. 9 – Les cantates de J.-S. Bach (B. Föllmi)
Aujourd’hui, la cantate est une musique spirituelle qui a généralement sa place en concert. Mais ce n’est pas son contexte premier : la cantate accompagnait le culte luthérien des dimanches et fêtes. Liée à la dévotion et à la culture de la bourgeoisie allemande du XVIIIe siècle, elle suppose la connaissance des textes bibliques, des thèmes théologiques et des chorals luthériens.


– Brève histoire de la cantate d'église
– Encadré : trois librettistes (G. Billon)

– Les cantates dans la biographie de Bach >>>Extrait à lire
– Les parties de la cantate
– Typologie des cantates de Bach
– Cantate BWV 18
– Variations sur le Nunc dimittis (G. Billon)

– Encadré : Quelques auteurs de cantiques (G. Billon)


• p. 47 – La cantate comme prédication (J. Nubel)
Les qualités d’un bon livret de cantate sont d’ordre poétique plus que d’ordre théologique. Mais, parce que ces livrets sont destinés au culte, ils ne restent pas lettre morte : ils vivent dans la liturgie, dans l’oralité, comme « prédications sonores ». Ils passent ainsi d’un statut purement poétique à ce que l’on pourrait appeler leur « vie homilétique ». Bach, loin de vouloir prêcher en musique, n’entend que fournir une « musique d’église bien réglée ».


– Bach, le prédicateur
– De Luther à l'esthétique nouvelle >>>Extrait à lire
– Une prédication sonore

– Encadré : Prédécesseurs de J.-S. Bach (G. Billon)


• p. 55 – Les Passions comme réécritures des évangiles (M. Berder)
Comment passe-t-on de chacun des deux récits évangéliques à ce qui est donné à entendre aux auditeurs des deux grandes Passions de Jean-Sébastien Bach ? Pour cela, il faut considérer comment le compositeur articule les épisodes évangéliques et les commentaires qui les actualisent, ainsi que les diverses modalités dont il use pour les mettre en musique.


– La Passion selon saint Jean (BWV 245)
– La Passion selon saint Matthieu (BWV 244)
 
• p. 77 – Bach, exégète de la Bible dans les cantates ? (G. Dahan)

On a pu parler de Bach prédicateur, voire de Bach « cinquième évangéliste ». Sans doute y a-t-il dans ces expressions quelque excès, si on les prend au pied de la lettre. Il n’apparaît pas moins que l’audition d’une cantate de Bach dans un lieu consacré (un temple, une église) a toujours une « efficacité » réelle et incite au moins à la méditation même celui qui n’est pas croyant. >>>Extrait à lire

– Le lien avec les lectures liturgiques
– Une exégèse « littérale »
– Une exégèse « spirituelle »

• p. 91 – De la lecture des Écritures à l'écoute de la Parole de Dieu (Ph. Charru)
J.-S. Bach a écrit une musique qui aide ses auditeurs à passer de la lecture des Écritures à l’écoute de la Parole de Dieu. Au cœur de ce processus de composition, le figuralisme donne la clé du rapport qui se noue entre le texte et la musique. On le verra ici à l’œuvre en étudiant le célèbre motet Jesu meine Freude.


– Du lien entre « croire » et « écouter » dans la tradition luthérienne
– Le « figuralisme » de Jean-Sébastien Bach >>>Extrait à lire
– Le motet Jesu meine Freude (BWV 227)
– Une « musique bien réglée à la gloire de Dieu »



• Pour aller plus loin . .

• Petite discographie

• Origine des textes et des traductions

• Index des citations bibliques

• Index des œuvres de Bach
 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org