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Analyse narrative
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Rolin Patrice
L'analyse narrative : travail en groupe, 1
Fiche de travail
 
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Animer
 
Voici quelques suggestions pour un travail en groupe sur le texte de Mc 7,24-30...
 

1. Pour commencer …

• S'agissant d'un texte très connu, on pourra essayer de se remémorer ensemble le récit, à Bible fermée. 

Attention : cette méthode est adaptée à un public familier des textes évangéliques, et il faudra veiller à ceux qui le sont moins. Elle    nécessite aussi du temps, surtout avec un groupe important 

La difficulté est ici dans la consigne : comment se référer à ce récit sans lui donner un titre qui, déjà, en orienterait la lecture ? Peut-être dire « Essayons de nous rappeler    de l'histoire de la femme syro-phénicienne », ou « de  l'histoire de la femme cananéenne ». 

• Laisser une minute de silence pour que chacun puisse faire remonter ses souvenirs, puis, l'animateur recueille les propositions, les met en discussion et écrit au tableau celles qui font l'objet d'un accord du groupe. 

Il ne s'agit pas forcément de la reconstitution d'un texte précis, mais plutôt du cadre, du scénario et des dialogues, l'animateur pourra écrire à part  les propositions alternatives 

• Après reconstitution, s'entendre sur un titre bref et provisoire pour cette trame du récit reconstitué (voir éventuellement l’encadré de la page précédente). 

2. Lecture et analyse

Distribution du texte (si possible dans la traduction proposée ici, p. 6), et lecture à trois voix : celui qui raconte l'histoire,  Jésus et la femme. 

• Après cette lecture, on pourra comparer le récit lu à sa reconstitution en tableau (les souvenirs exacts, les écarts, et les oublis). L'important est de comprendre les écarts et les oublis, ou en tout cas d'en prendre acte.

Limites du récit, son contexte, son organisation 

• Ce texte se suffit-il à lui-même ? 

- Appelle-t-il des éléments en amont pour être compris ? 

- Appelle-t-il une suite ? 

• On pourra ouvrir les bibles et repérer ensemble le contexte. 

- Où est Jésus avant ?

- Où part-il après ? 

• Essayer de diviser le récit en tableaux :

- Si on devait en faire une bande dessinée, de combien de cadres aurions-nous besoin ?        

- Quel dessin mettre dans chacun des cadres ?

- Quelles seraient leurs tailles et dispositions relatives ? 

L'animateur pourra visualiser les propositions du groupe au tableau ; pas besoin de grandes compétences graphiques pour dessiner des cadres, des personnages schématiques et des bulles de texte 

Les personnages du récit

• Faire l'inventaire des personnages individuels ou collectifs  du récit (acteurs ou simplement évoqués) ; les lister au tableau. 

• Distinguer les personnages principaux et ceux qui ne sont que cités. 

• Qui mène l'action ? Qui va vers qui ? 

• En s'en tenant au récit  

- Qu'apprenons-nous de chacun, et de qui l'apprenons-nous : du narrateur ou d'un des personnages ?  

- Qui dit quoi de qui, et comment l'apprenons-nous : par une parole explicite ou par un acte, une attitude ?

• Observer les variations dans l'appellation de chaque personnage.         

- Peut-on y trouver un sens ?

- Quels rapport y a-t-il entre tous les « petits » de l'histoire ?

- En relation avec le contexte de la « Section des pains » (6,30-8,21) pouvons-nous déjà essayer d'identifier les enfants, les petits enfants, les petits chiens, les miettes ?

- De qui, de quoi s'agit-il ? 

Après avoir partagé en groupe sur cette question, on pourra éventuel-lement rendre compte de l'explication donnée plus haut au sujet de tous les diminutifs du texte.

• Quels sentiments le récit éveille-t-il envers chacun des différents personnages ? (sympathie, antipathie, identification, …). Suggère-t-il des évolutions ?

La démarche de l'analyse narrative ne s'arrête pas ici, et dans les prochains BIB des suggestions d'animation seront faites pour les autres étapes. Proposons cependant une conclusion à ce début de parcours. 

3. Appropriation / actualisation

• Au point où en est le groupe, sans prétendre à des résultats définitifs, faire le bilan des découvertes effectuées concernant le récit et les éclairages que la démarche narrative apporte. 

• Revenir sur la question du titre de ce récit : le titre provisoire donné au début reste-t-il pertinent ? Et les titres1 traditionnellement donnés à  ce passages ? 

• Qu'est-ce que ça change pour nous, lecteurs ?
 

© Patrice Rolin, SBEV / FPF), Bulletin Information Biblique n° 62 (juin 2004), p, 6.

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Mc 7,24-30
24Parti de là, Jésus se rendit dans le territoire de Tyr. Il entra dans une maison et il ne voulait pas qu'on le sache, mais il ne put rester ignoré.
25Tout de suite, une femme dont la fille avait un esprit impur entendit parler de lui et vint se jeter à ses pieds.
26Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance. Elle demandait à Jésus de chasser le démon hors de sa fille.
27Jésus lui disait : « Laisse d'abord les enfants se rassasier, car ce n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens. »
28Elle lui répondit : « C'est vrai, Seigneur, mais les petits chiens, sous la table, mangent des miettes des enfants. »
29Il lui dit : « A cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille. »
30Elle retourna chez elle et trouva l'enfant étendue sur le lit : le démon l'avait quittée.
Mc 7,24-30
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org