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Traductions juives anciennes
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Dans la Septante, la traduction reste près du texte hébreu mais évite le mot à mot.
 
Dans la Septante, la traduction grecque réalisée à partir du 3e siècle avant notre ère, la traduction reste près du texte hébreu mais évite le mot à mot et les tournures hébraïques sont transposées dans une syntaxe acceptable en grec.

Sur ces bases, la traduction d'autres livres bibliques s'est continuée jusqu'au 2e siècle de notre ère, époque à laquelle l'entreprise fut contestée par des savants juifs (peut-être parce qu'elle était valorisée par les chrétiens). Des travaux de révision et de traduction sont alors entrepris. Retenons ceux d'Aquila, de Théodotion et de Symmaque.

Aquila, vers l'an 128, se caractérise par sa littéralité, sa volonté de calquer l'hébreu (un mot grec pour un mot hébreu) au détriment de la fluidité de la lecture. Par ailleurs, il prend ses distances vis-à-vis des interprétations chrétiennes : ainsi refuse-t-il de rendre le mot hébreu ''messie'' par ''christos'', devenu trop marqué, et lui préfère-t-il ''èleiménnos'', de sens proche.

Théodotion, qui est peut-être antérieur à Aquila, est moins littéraliste et préfère parfois laisser des mots en hébreu plutôt que de les traduire !

Quant à la version de Symmaque, vers l'an 165, elle est d'une grande qualité littéraire.
 
 
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La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org