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Manuscrits en grec
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Manuscrits en hébreu
Les manuscrits en hébreu et en grec
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Les manuscrits en hébreu

Au début du 20e siècle, on a retrouvé des fragments de texte hébraïque datant des premiers siècles de notre ère en fouillant dans d’anciennes synagogues du Caire (très exactement dans la ''guenizah'', local de rangement pour manuscrits usagés). Cependant, nos éditions actuelles de la Bible se basent sur le Codex de Saint-Pétersbourg (dit autrefois Codex de Leningrad), beau manuscrit daté de 1008-1009 et fidèle à la tradition des Ben Asher, illustre famille de massorètes. Un autre très bon manuscrit, daté des années 910-930, est le Codex d'Alep, malheureusement devenu incomplet à cause d'un incendie.

En 1947, suite à la découverte d'un berger, on a exploré des grottes de la région de Qoumrân (ou Qumrân) près de la mer Morte et mis au jour plus de 600 manuscrits en hébreux, en araméen et, plus rares, en grec. Appartenant à la communauté juive dissidente des ''esséniens'', il y avait des livres bibliques, des commentaires, et des ouvrages non-bibliques. Certains livres, tel celui d'Isaïe dont on a plusieurs copies, sont presque complets. D'autres, en papyrus, sont réduits en centaines de fragments. L’étude des textes hébreux a fait soudain un bon en arrière de 1200 ans ! Bien sûr, il n’y a pas identité parfaite entre les textes de Qoumrân et celui du Codex de Saint-Pétersbourg par exemple, mais les erreurs sont minimes. Les découvertes de Qoumrân apportent la confirmation de la fiabilité des manuscrits : les massorètes et les copistes au long des âges ont travaillé avec beaucoup de soin. Ceci dit, l'intérêt des manuscrits de Qoumrân déborde cet aspect technique pour s'ouvrir à une meilleure connaissance du monde juif au 1er siècle.

Les manuscrits en grec

Les plus anciens manuscrits de la Septante, très fragmentaires, datent du 2e siècle de notre ère (papyrus Fouad et Chester Beatty), tout comme le plus ancien papyrus du Nouveau Testament (papyrus Rylands, daté de l'an 150) qui porte quelques phrases de l'évangile de Jean (il n'y a donc pas un siècle entre l'original – aujourd'hui perdu – et sa copie !).

Il existe au moins trois bons manuscrits chrétiens quasi-complets de l'Ancien et du Nouveau Testament : le Codex Sinaiticus, Vaticanus (tous deux du 4e siècle) et le Codex Alexandrinus (5e siècle) ; ils témoignent déjà entre eux de divergences qui amènent les chercheurs à classer l'ensemble des manuscrits – une centaine de papyrus et environ cinq mille parchemins pour ce qui concerne le Nouveau Testament – en quelques ''familles'' de textes.


Sur ce thème, voir le Cahier Evangile n° 102 - Les manuscrits de la Bible et la critique textuelle
 
  • Entre 1947 et 1956, les onze grottes de Qumrân ont livré des fragments de 190 manuscrits différents de tous les livres canoniques de la Bible hébraïque.
     
  • Lévitique et Livres de Samuel: Fragments bibliques de la me ...
    Depuis 1947, les fouilles archéologiques sur le site de Qumrân se sont révélées très fécondes…
     
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org