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Bible en continu
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Exbrayat Norbert
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Miailhe Henri
La Bible en continu, de la Genèse à l'Apocalypse
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Le projet a paru fou au point de départ et puis il a fait tache d’huile...
 
Le projet a paru fou au point de départ et puis il a fait tache d’huile. Quand est-il né ? Dans la cathédrale de Nuremberg (voir ci-dessous) ? Toujours est-il qu’en France, c’est à Limoges qu’il s’est concrétisé pour la première fois en 2005. Depuis, il y a eu Boulogne-sur-Mer, Toulouse, Angers, Créteil et bien d’autres. Lors du synode des évêques sur la Parole de Dieu (octobre 2008), le pape Benoit XVI l’a également lancé. Lire la Bible d’un bout à l’autre, est-ce un marathon sportif ? Un exploit spirituel ? Le mieux est d’écouter ceux et celles qui l’ont vécu. Repris sur le site http://www.labibleencontinu.com (que nous remercions de son autorisation), voici un écho des commencements à Limoges, en décembre 2005, puis, de manière inédite, un compte-rendu de l’expérience lors du Téléthon 2012 à Noirmoutier-en-l’Ile, en décembre dernier.

C’est en novembre 2004, pendant un échange scolaire que la main du hasard ou de la Divine Providence a fait jaillir le projet…


1. Le projet de Limoges
Un professeur allemand raconte sa joie d’avoir participé à la lecture de la Bible, en juin 2000, dans la cathédrale de Nuremberg (Allemagne). Celle-ci est bâtie sur les ruines d’une ancienne synagogue, détruite aux alentours de l’an 1500 pendant le premier pogrom. À l’occasion de cette lecture, les communautés religieuses de la ville se sont rassemblées dans un signe de paix autour de la Bible, pour une lecture alors partielle un samedi et un dimanche.

Une professeure d’anglais à l’écoute a eu le « coup de foudre » pour l’idée d’une lecture totale et en continu et l’a confiée à son mari entrepreneur, responsable d’une section EDC (Entrepreneur et Dirigeants Chrétiens).Son groupe œcuménique de chefs d’entreprises mûrit l’idée. Ils rencontrent l’un après l’autre les responsables des communautés de Limoges, pour leur faire partager ce projet et les rassembler.

Une équipe est créée, avec toutes les communautés désireuses de participer à cette grande aventure. Elle sera chargée de sa réalisation, synthétisée par ce magnifique mot d’ordre, « la Bible en continu ».

Les communautés israélite, copte d’Égypte et copte orthodoxe russe, catholique, réformée, baptiste, adventiste, assemblée de Dieu, se rejoignent dans l’aventure.

Un an plus tard, nous sommes tous réunis le dimanche 4 décembre 2005 à 18 heures, pour le commencement de la lecture et partager ce « coup de foudre » dans la belle église de saint-Michel-des-Lions à Limoges. Elle a été légèrement aménagée, pour rappeler à nos cœurs, la simplicité du désert et du sable qui ont été les témoins de la naissance orale et écrite de la Bible. L’expérience a duré sept jours et six nuits

Notre ville de Limoges a eu la chance de recevoir le « témoin » de la ville de Nuremberg, et nous souhaitons à notre tour inspirer à d’autres villes de France et du monde l’envie de reprendre et transmettre ce témoignage de rassemblement et de paix, des communautés israélite et chrétiennes. Cette aventure est unique, elle appartient à tous, elle n’appartient à personne.

Grâce à des anonymes ayant eu « le coup de cœur », elle s’est propagée à Mantoue, Lille, Angers, Valenciennes, Rome, Bologne, Padoue, BeloHorizonte (Brésil) et ailleurs…

Tous agissent dans le même esprit d’unité, avec leurs moyens et leur cœur, et tous souhaitent que d’autres reprennent le flambeau.

Quelques idées simples

Cette aventure s’est construite et améliorée sur quelques idées simples : simplicité, beauté, sacré, joie intime.

Toutes les communautés travaillent ensemble dès le « deuxième jour » de cette création particulière – le « premier jour » étant celui de ceux et celles qui prennent la décision de faire vivre la lecture dans sa ville et qui en deviennent les coordinateurs, a moins qu’ils ne confient ce rôle à d’autres. Toutes les communautés sont au même niveau de devoir et de droit, quelle que soit l’importance numérique des dites communautés. Aucune ne prime sur l’autre.

Seules les communautés qui reconnaissent le livre comme leur s’engagent dans la lecture en tant que telles, mais toutes les personnes, quelles que soient leur religion, leurs idées, peuvent lire en tant qu’individu dans le respect des autres.

La Bible lue (une seule Bible) est le choix commun des communautés réunies dans l’action. Rien n’est imposé, mais il y a un choix. Ce choix est forcément une ouverture à l’autre, mais on peut fort bien lire un livre dans la Bible choisie et se contenter d’écouter avec respect un autre livre de cette Bible moins ou non reconnu par sa communauté.

La lecture se fait uniquement dans la langue nationale, sauf pour le premier texte d’ouverture de la Genèse qui est fait en hébreu par un Israélite.

Le commencement de la lecture est fait par les chefs de communautés dans l’ordre d’apparition des communautés dans l’histoire du monde, c’est-à-dire les Israélites puis les coptes, catholiques, réformés, baptistes, adventistes, assemblée de Dieu….

La lecture se suffit à elle-même, il n’y a ni commentaire, ni musique, ni théâtre pendant le déroulement. Il y a simplement une cérémonie d’entrée pour la présenter et une cérémonie de fin pour la clôturer.

Un acte pur et gratuit

La Bible rassemble et sa lecture partagée est un acte pur et gratuit ; c’est un acte de paix.

On a dit ici ou là : « à quoi ça sert ? » C’est une bonne question. La réponse est simple : « à rien ». Nous ne sommes pas là dans l’ordre de l’utilitaire, mais dans celui de la gratuité. Oserions-nous dire de la grâce…de l’amour ? Alors, on parlera mieux de fécondité que d’utilité. Fécondité dans le cœur (au sens biblique) de ceux et celles qui ont lu ou entendu…Découverte de ce monde immense de l’Écriture Sainte ? Désir d’en savoir plus, d’en saisir mieux le sens, d’entrer dans une étude plus profonde, de constituer des petits groupes où, tout simplement, on lira ensemble, on partagera, on s’aidera à mieux comprendre. Mystère de la Parole semée au hasard et qui peut bouleverser un cœur.

Nous vous suggérons de lire et relire les différents livres d’or des villes, et les témoignages écrits par les lecteurs et lectrices, au bout de leurs lectures, de leurs nuits, de leurs méditations, et nous vous invitons à nous rejoindre pour continuer cette belle aventure. (voir le site www.labibleencontinu.com).

M. Norbert Exbrayat

 

2. Un témoignage

« Lorsque l’on entrait dans l’église saint-Michel, cette semaine-là, on était d’abord saisi par l’ambiance. La disposition de l’église était bouleversée. Le décor conçu par l’architecte avait été planté au centre de la nef entre quatre piliers : une scène de sable bordée de galets en occupait environ la moitié selon une diagonale arrondie, une lampe à huile, posée sur le côté, recevait 7 mèches pour représenter les communautés participantes. Au fond, un grand voile orange, s’élançait d’un pilier vers la tribune, vacillant sous le souffle de la bouche de chauffage tandis qu’une rangée de palmiers cachait l’autel. Un décor symbolique donc, vivant, chaleureux, respectueux des différentes sensibilités, et tourné vers l’essentiel : l’ambon, une belle pierre du Limousin, placé sur un côté, et seul en pleine lumière, d’où jaillissait la Parole.

La cérémonie d’ouverture avait été sobre, mais gravant dans les mémoires d’inoubliables images des représentants des huit communautés paisiblement assis les uns à côté des autres, attentifs aux présentations du projet, puis de la Bible, avant d’entamer l’un après l’autre la lecture introduite par la voix pure des Petits chanteurs limousins. Un silence religieux entoura les premiers mots de la genèse psalmodié en hébreu par le représentant de la communauté juive et chacun se senti pénétré dans ses entrailles par cette Voix qui venait du fond des âges…

700 lecteurs se sont alors succédé au pupitre pendant sept jours et six nuits. 700 lecteurs de tous âges, de toutes confessions, de toutes conditions sociales, venus parfois de loin (Bordeaux, Paris, Besançon, Poitiers, etc.). Une chaîne de 700 lecteurs anonymes parfaitement unis dans le Seigneur pour faire mémoire par leur lecture de son alliance avec lui. En manquait-il un ? Il s’en trouvait un autre dans l’assistance pour le remplacer.

Ils s’étaient tous préparés à cette lecture. Ils avaient (parfois pour la première fois) sorti leur bible de la bibliothèque et s’étaient entrainés à lire, comme on le leur avait indiqué dans la lettre de confirmation de leur texte : lentement, en articulant et en respectant les temps. Ils s’étaient entraînés en groupe, en famille. Ce fut parfois difficile lorsque ayant choisi leur heure de lecture et non leur texte, ils se trouvaient devant d’interminables généalogies !

La lecture fut souvent belle, claire, parfois maladroite, toujours respectueuse, émouvante lorsque des familles entières se succédaient, ou lorsqu’un petit enfant se haussait au pupitre à 2 heures du matin pour lire son texte avec application ou lorsque enfin il s’agissait à 4 heures du matin d’une vieille dame que l’on devinait avoir bravé seule la nuit de décembre pour être à l’heure !

On conservera aussi le souvenir d’une cérémonie de clôture courte, marquée par l’appel de l’évêque de Limoges à vivre cette parole, à ne pas être de ceux qui disent et ne font pas. Et c’est ainsi que s’acheva cette semaine de lecture, par un beau symbole, la bible emportée par un enfant des mains du dernier lecteur vers la vie par la porte ouverte de l’église. »

Un événement dont la portée nous dépasse

« Bel événement ? Oui, pour la ville de Limoges, mais c’est par la lecture des livres mis à disposition des lecteurs, des veilleurs et des écoutants et par la réunion de relecture et d’évaluation de l’équipe d’organisation que l’on a pu mesurer toute la portée la lecture de la bible en continu.

On sort en effet de l’énormité de l’organisation, des chiffres records du projet (par le nombre de lecteurs, de veilleurs), on entre dans une autre dimension, le vocabulaire change de registre et tout le sens de la lecture en continu de la Bible apparaît.

Lecteurs et veilleurs ont beaucoup témoigné. Ils disent :

- leur joie profonde d’avoir été l’un des maillons de cette chaîne anonyme d’hommes et de femmes unis dans ce qu’ils ont vécu comme une mission : lire la parole de Dieu.

- la fierté d’enfants dits « difficiles » d’avoir été écoutés.

- leur découverte de la Bible : découverte de certains textes, découverte de l’enchaînement des textes qu’ils ont l’habitude de lire ou d’écouter séparément les uns des autres, et même découverte par des spécialistes de la bible de certains aspects que la lecture à haute voix leur a révélés.

- Lecteurs et veilleurs témoignent, enfin, d’émotion spirituelle vécue en famille, en groupe, entre amis dont elle a resserré les liens.

Par ailleurs, les écoutants ont été nombreux à s’exprimer. Habitués ou non des églises, beaucoup sont venus en curieux ou par hasard. La plupart ont été touchés, voire saisis par l’ambiance inhabituelle et chaleureuse de l’église, ambiance due au décor qu’ils ont aimé et à cette voix continue qui par sa diversité s’élevait, transcendant les personnes présentes dans un acte gratuit pour Dieu. Venus pour quelques minutes, beaucoup se sont assis, ont écouté, plusieurs heures, sont revenus plusieurs fois, chaque jour.

Il semble bien que la lecture, en faisant vivre la parole de Dieu, ait rendu sa présence palpable. »

3.  Lors du téléthon à Noirmoutier-en-l'île
L’idée de lire la Bible en continu était portée depuis plusieurs années par le curé de la paroisse, le P. Pierre Chatry. Le projet s’est cristallisé lorsqu’elleest apparue opportunément réalisable à l’occasion du Téléthon, événement social d’importance dans l’île de Noirmoutier.

Notre objectif fondamental est devenu alors :

-faire connaitre la Bible, la rendre plus proche, plus accessible ;

-à l’occasion d’un événement local important sur l’île de Noirmoutier, donner l’opportunité à la communauté chrétienne de s’intégrer à la vie sociale et donnerainsi à chaque personne l’occasion de réviser en partie l’image qu’elle se fait de l’Église.

L’axe de communication retenu a été culturel : « La Bible patrimoine de l’humanité ». Le défi tenait dans l’accroche : « 7 jours, 7nuits, 700 lecteurs, 7000 pages : lecture de la Bible en continu au profit du Téléthon »

Un premier contact avec un membre du bureau local du Téléthon a été positif, puis un second avec la présidente a confirmé l’accueil bienveillant. Cependant lorsque le projet a été soumis à l’ensemble du bureau plusieurs voix se sont élevées pour défendre « l’esprit » du Téléthon qui est une organisation de solidarité volontairement apolitique et aconfessionnelle. De ce point de vue, l’aspect « défi » et l’angle « culturel » choisi pour la communication ont été déterminants pour surmonter les obstacles.

Pour un public très large

De nombreux contacts ont été pris, personne par personne, pour expliquer le projet (de 8 à 10 semaines avant l’événement). Dans un premier temps, les réactions ont souvent été de surprise (et, parfois, de réserve), puis, dans un second temps, d’adhésion assez rapide.

Ce travail de contacts personnalisés a été doublé par un important plan de communication. Il y a eudes articles informant du projet dans les bulletins paroissiaux catholiques et protestants ainsi qu’un « encart » dans l’Invisible (journal catholique gratuit mis à disposition du public depuis 3 ans à 1000ex chaque mois chez 10 commerçantsde l’île de Noirmoutier). Mais surtout, nous avons obtenu plusieurs articles en page locale du quotidien Ouest France et de l’hebdomadaire Le Courrier Vendéen. Le tout complété par un site internet, un mur Facebook, des tracts et des affiches, et des interviews pour les radios : NovFM et Radio Fidélité.

Ont participés :

- tous les âges, de 90 ans aux CM1 ;

-tous les styles : des îliens de vieille souche de chacune des communes de l’île jusqu’aux vacanciers revenus pour l’occasion de Paris, de Nantes ou de l’Yonne ;

- toutes les convictions : chrétiens, catholiques ou protestants, humanistes aux idées diverses ;

- tout l’éventail politique de la gauche à la droite et même d’ailleurs…

En conclusion plus de 300 personnes ont signé leur participation sur une affiche Téléthon remise aux organisateurs.

Organisation de la lecture

La Bible choisie a été la TOB et nous nous sommes inspirés du « découpage » de la bible effectué sur le site www.labibleencontinu.com pour organiser des « tranches » de lecture par périodes de deux heures.

Un rythme de lecture très lent a été retenu auquel a été ajouté quinze minutes de « réserve ». En tenant compte de ces critères la lecture a été planifiée entre le samedi 1erdécembre 2012 à 22h et le samedi 8 décembre à 5h du matin, du premier verset du livre de la Genèse au dernier verset du livre de l’Apocalypse.

L’abondance de temps disponible pour lire à été particulièrement apprécié des participants qui l’ont souvent utilisé pour…lire lentement et organiser des pauses pour mieux se connaître.

Les volontaires ont été conviés à s’inscrire sur une adresse mail spécifique ou un numéro de téléphone ; nous leurs demandions leurs coordonnés et de préciser leurs « impossibilités ». À partir de ces informations des équipes de 4 à 6 personnes ont été constituées pour que chacune puisse prendre le relais de 2 heures en 2 heures.

Un tableau d’affectation des lecteurs a été affiché dans la boutique de lecture (voir plus loin) en « portes ouvertes » huit jours avant le début de l’opération pour que chacun puisse être informé du moment de lecture attribué, pouvoir éventuellement effectuer des changements et aussi visualiser les lieux. Les lecteurs de nuit n’ont pas été particulièrement difficiles à trouver.

Chaque lecteur lisait pendant 5 à 7 minutes, les trois, quatre ou cinq autres écoutant.À l’expérience, une équipe de 3/4 personnes est suffisante pour assurer deux heures de lecture.

Choix du lieu de lecture

L’idée de faire cette lecture dans une des église de l’île a été écartée car ne correspondant pas à l’objectif retenu, qui se voulait ouvert à tous, croyants ou non. Nous avons alors recherché un lieu « culturel », par exempleune galerie de peinture (il y en a quelques-unes sur l’île qui sont ouvertes surtout en période estivale). Nous avons échouésavec les quatre galeries de l’île. C’est alors que nous avons accepté la mise à disposition d’une boutique vide en hiver, disponible dans la Grande Rue de Noirmoutier-en-l’Île.

Cette solution s’est révélée être un choix opportun : un lieu neutre, chaleureux et central, visible des commerces et cafés d’alentour. L’aménagement très convivial a été facilité par des prêtsde commerçants : fauteuils du Café Noir, meubles et tapis de La Girandole, un antiquaire, éclairage, frigidaire, chauffage par une entreprise locale connue. L’assurance a été prise par le diocèse etc…

Ce défi a fait événement sur l'île

Il y a eu l’aspect matériel : dans la grande rue piétonne, déserte en cette saison, cet espace ouvert jour et nuit, signalé par les ballons du Téléthon et deux grands palmiers, a été d’une certaine manière le cœur battant de l’île pendant une semaine.

Au-delà de la surprise, de jour en jour, l’intérêt a été grandissant :

- pour les lecteurs (beaucoup sont venus et revenus mêmes s’ils étaient inscrits qu’une seule fois),

- pour le public (on en a beaucoup parlé et dans beaucoup de lieux),

- pour l’organisation du Téléthon (le délégué régional est venu, à la demande de la présidente nationale, pour « voir », car il est à la recherche d’un renouvellement des défis qui font le Téléthon depuis 25 ans).

La Bible est un élément majeur de notre culture. Mais, plus encore, pour en avoir fait l’expérience, elle parle aux cœurs. Même si bien sûr le Christ n’expliquait pas lui-même, à chacun, les Écritures, ce qui s’est passé, c’est que beaucoup ont dit ou se sont dits : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant tandis que nous lisions ou écoutions les Écritures ? »

La plus belle découverte au cours de cette semaine est que, de jour comme de nuit, il y avait une « atmosphère » ; que l’on soit lecteur ou auditeur… on était « saisi ».

Beaucoup semblent avoir décidé de participer à cette lecture au nom d’un lien personnel ancien et enfoui avec la Bible. Beaucoup d’entre les lecteurs donnaient le sentiment de participer à un acte de grande importance, voir à une véritable liturgie profondément vécue.

Et maintenant ?

Il faudra certainement trouver d’autres occasions de rejoindre chacun là où il est, en lui donnant l’occasion d’exprimer le plus intime, le plus personnel de lui-même. D’autres idées seront nécessaires… !

En attendant, un certain nombre de lecteurs, troublés par ce qu’ils ont lus particulièrement

dans l’Ancien Testament, s’interrogent sur le sens de ces textes. Pour eux nous envisageons de proposer une soirée-conférence dans une
salle municipale, invitation par avis de presse (et non sur listing des participants) sur un thème qui pourrait être par exemple : «Un soir, une fresque : vision cavalière de l’Ancien Testament, que de sang !...et Dieu dans tout cela ? ».[1]

Pour ceux qui veulent aller plus loin, il a été proposé six rencontres de 2 heures chacune : « Ouvrir la Bible pour une première découverte » (proposition du diocèse de Luçon qui en est à sa troisième édition sur l’île) à partir du 19 janvier 2013.

Plus largement, un léger changement de regard sur la communauté chrétienne provoqué par ce petit événement, peut ouvrir les cœurs et aider certains à prendre la décision de participer à une messe, de demander un sacrement,d’apprendre à prier, de participer à un Parcours Alpha, à une soirée « Saint Valentin Autrement », à un parcours « Elle et Lui » etc. …autant d’occasion de découvrir qui est Jésus Christ !

M. Henri Miailhe, diacre.



[1] La conférence s’est déroulée le 15 mars 2013 avec le titre : « Dieu est-il violent ? ». Quelques 200 personnes se sont déplacées à 18h.30 dans la salle de conférence d’un établissement scolaire. Le conférencier était le P. Gérard Billon, de l’Institut catholique de Paris et directeur du Service biblique catholique Évangile et Vie. Un débat a eu lieu avec le conférencier et M. Peter Braun, de l’Église Protestante Unie de France.

 
 
Vidéo
La Bible en questions, du site biblique francophone interbible.org